L'avocat Boulianne devra se tenir tranquille 18 mois

Julien Boulianne a plaidé coupable à une accusation... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Julien Boulianne a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait simple pour des événements survenus le 25 octobre 2014

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le criminaliste Julien Boulianne obtient un sursis de sentence de 18 mois, devra faire 100 heures de travaux communautaires et verser un dédommagement de 5000$ à la victime des voies de fait commis en face du bar La Petite Grenouille de Jonquière.

Hier après-midi, le Jonquiérois a plaidé coupable à une accusation réduite de voies de fait simple pour des événements survenus le 25 octobre 2014. L'enregistrement du plaidoyer s'est fait par le biais d'une visioconférence devant la juge Hélène Fabi, du district judiciaire de Sherbrooke.

Avant que la suggestion commune de Me Thomas Jacques (Couronne) et Me Dominic Bouchard (défense) ne soit soumise à la juge, Julien Boulianne, qui a déjà bénéficié de deux absolutions inconditionnelles par le passé, s'est longuement adressé au tribunal, exprimant des regrets sincères pour cette soirée.

«Si j'étais une tierce personne, je jugerais sévèrement ce que j'ai fait ce soir-là. J'ai pris une mauvaise décision et j'ai été stupide. Je vais assumer l'entièreté des conséquences à mes gestes», a déclaré Julien Boulianne.

«J'aurais beaucoup de choses à dire à la victime. Je tiens à m'excuser. Ça fait 355 jours que c'est arrivé et j'ai pensé à cette personne au moins 355 fois. J'y pense chaque jour. J'aurais voulu m'expliquer et lui serrer la main, car je ne suis pas du genre à me chicaner. Je vis avec le spectre que quelqu'un puisse m'en vouloir. Je m'excuse aussi auprès de mes collègues, de mes associés et des membres du système judiciaire», a ajouté l'accusé.

Le soir du 25 octobre 2014, Julien Boulianne est sorti en ville au bar La Petite Grenouille de Jonquière avec des amis. Un peu après minuit, il est sorti, a traversé la rue Saint-Dominique et s'est dirigé vers l'occupant du camion qui était stationné.

Le procureur de la Couronne, Me Jacques, mentionne que les deux individus ne se connaissaient pas et que la victime ne se trouvait même pas au bar.

«M. Boulianne s'est dirigé vers lui sans aucune raison apparente. La victime est sortie de son véhicule pour comprendre ce qui se passait et M. Boulianne lui a asséné quelques coups de poing (entre deux et cinq). Des gens sont intervenus immédiatement pour arrêter le tout», a expliqué Me Jacques.

L'accusé a reconnu les faits, même s'il ne se souvient plus du tout de ce qui s'est passé.

Julien Boulianne dit avoir arrêté de boire le soir du 1er janvier 2014 pour des raisons personnelles et sportives. La seule fois où il a consommé depuis cette date est survenue le 25 octobre.

«Je ne me souviens de rien. J'ai essayé de comprendre. Ce soir-là, je n'avais pas consommé plus que je ne l'avais déjà fait dans le passé. Comme j'étais abstinent depuis neuf mois, il est possible que l'effet de l'alcool ait eu un effet coup de poing. Mais ce n'est pas une excuse», a-t-il dit.

La juge Fabi a senti que les propos de Julien Boulianne lui apparaissaient sincères. Elle a accepté la suggestion commune et s'est dite très à l'aise avec celle-ci.

Maintenant que le dossier criminel a été réglé, il est possible que le syndic du Barreau puisse se prononcer sur cette affaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer