Dominique Briand sorti du pénitencier

Les deux commissaires de la Commission des libérations... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les deux commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada ont accepté la demande de Dominique Briand, 41 ans, que l'on voit sur cette photo à l'époque de son procès.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Dominique Briand, le meurtrier du portier Martin Guay, profite d'une libération conditionnelle totale depuis maintenant une semaine.

Les deux commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada ont accepté la demande de l'homme de 41 ans. La décision de six pages, obtenues par Le Quotidien, précise que Briand démontre une stabilité dans les diverses sphères de sa vie et qu'il représente un risque faible de récidive.

Le soir du 1er janvier 2000, Briand est intoxiqué par l'alcool et la cocaïne. À la sortie du bar l'Express de la rue Racine, il abat froidement le portier Martin Guay d'une balle dans la nuque. L'accusé tire également en direction d'un client qui tentait de l'empêcher de fuir les lieux du crime.

Il avait été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré, de tentative de meurtre et de possession illégale et délibérée d'armes prohibées.

Le juge Jacques Lévesque, de la Cour supérieure du Québec, avait condamné Briand, en juillet 2001, à une peine de pénitencier à perpétuité sans possibilité d'une libération avant d'avoir purgé 13 années à l'ombre.

Le Chicoutimien a ainsi profité d'une libération temporaire en février 2014. Il se retrouvait dans un Centre résidentiel communautaire depuis le 4 février 2014.

Il a par la suite essayé d'obtenir sa libération totale, mais la Commission des libérations conditionnelles du Canada lui avait refusé cette demande.

Le dernier rejet remontait au 28 juillet dernier. Les commissaires n'écartaient pas la possibilité d'accepter la demande de Briand, mais devaient retarder leur décision pour des raisons administratives. Les commissaires voulaient compléter l'information nécessaire afin de planifier une audience en prévision de l'étude de la libération conditionnelle totale.

Les commissaires lui accordent la possibilité de demeurer à son appartement à temps complet, là où il travaille comme soudeur. Ils considèrent aussi que ses fréquentations auprès de sa famille et d'un ami d'enfance sont positives et qu'il a une routine de vie saine et positive.

Cette libération conditionnelle totale ne permet tout de même pas à Briand de faire ce qu'il veut quand il le veut.

Les commissaires lui interdisent de consommer, de se procurer ou de posséder de l'alcool et des drogues, sauf les médicaments prescrits, étant donné que ces éléments ont été à l'origine du meurtre au deuxième degré de M. Guay.

Briand ne pourra fréquenter les débits de boisson. Sauf que les commissaires l'autorisent à se rendre là où il est possible de pratiquer le billard, une activité qu'il affectionne. En revanche, il devra obtenir l'autorisation de son agent de surveillance au préalable.

Avant les événements de janvier 2000, Briand avait été condamné pour des voies de fait (1993), de conduite en état d'ébriété (1995), de possession de stupéfiants, de possession d'arme à autorisation restreinte non enregistrée (1996).

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