Yves Martin: la Couronne admet la faute

Yves Martin, accusé d'avoir causé la mort d'une... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Yves Martin, accusé d'avoir causé la mort d'une jeune famille.

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L'avocate de la Couronne, Me Claudine Roy, admet que la décision du juge Michel Boudreault de garder Yves Martin derrière les barreaux peut être illégale. Mais elle estime toujours que le chauffard du rang Saint-Paul doit demeurer derrière les barreaux.

Le juge Raymond W. Pronovost, de la Cour supérieure du Québec, a tenu une visioconférence tôt ce matin avec Me Roy et Me Jean-Marc Fradette, de la défense, afin de connaître les procédures à venir. 

Les prochaines auditions ont été fixées au 14 et 15 octobre au Palais de justice de Chicoutimi. S'il est possible de croire que la Couronne demandera une nouvelle enquête sur mise en liberté, la défense défendra son point de vue de sortir rapidement son client de la détention.

Ce matin, d'entrée de jeu, le ministère public a admis la première étape de la requête en habeas corpus déposée par la procureure au dossier d'Yves Martin.

« J'admets qu'une faute a été commise dans la décision de garder en détention M. Martin en fonction de la requête en habeas corpus », a indiqué Me Roy.

« Mais pour ce qui est de la deuxième étape du processus, je vais avoir des représentations à faire sur la suggestion du remède approprié et sur la légalité de la détention, car j'estime que celle-ci est légale et j'aurais à faire les représentations nécessaires », ajoute la représentante du ministère public.

Détention

Yves Martin est détenu depuis le 1er août, le soir où son camion est entré en contact avec le petit véhicule des trois membres d'une même famille, causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Viger-Tremblay et de leur garçon Patrick.

Martin, âgé de 35 ans, est accusé de conduite dangereuse, de négligence criminelle et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

À la suite de son enquête de remise en liberté, tenue les 9 et 10 septembre, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a rendu sa décision une semaine plus tard, estimant que l'accusé devait demeurer derrière les barreaux.

Le ministère public a cependant a appris, le matin de la décision (17 septembre) que le juge de première instance avait contacté les policiers de Saguenay, le 16 septembre, pour obtenir des informations supplémentaires sur la configuration du rang Saint-Paul.

Une procédure jugée illégale, étant donné que le magistrat doit se contenter de la preuve administrée au tribunal pour baser sa décision.

Dès le moment où il a été mis au courant de la situation, Me Fradette s'est adressé à la Cour supérieure en déposant une requête réclamant la remise en liberté de son client.

« J'estime toujours que le remède approprié, maintenant que la décision du juge Boudreault est considérée comme illégale, est de libérer mon client. J'ai l'intention de faire entendre quatre témoins, dont les représentants du ministère public et des policiers de Saguenay », de dire Me Fradette.

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