Litvak aura droit à une contre-expertise

David Litvak entend présenter une contre-expertise de son... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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David Litvak entend présenter une contre-expertise de son état psychiatrique au tribunal.

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Le Chicoutimien David Litvak demeurera incarcéré encore jusqu'au 16 novembre. Il devrait d'ici là obtenir une contre-expertise de son état psychiatrique en lien avec les actes commis à l'autel de la cathédrale de Chicoutimi, à la fin du mois de juin.

Incarcéré depuis le 28 juin, Litvak aura été détenu pendant 140 jours (l'équivalent de 210 jours ou 7 mois en comptant chaque journée de détention à temps et demi) à l'occasion de son prochain passage au tribunal.

Litvak doit répondre à des accusations d'avoir, par la menace ou la violence, gêné illicitement ou tenté de gêner un membre du clergé dans la célébration du service divin, soit l'article 176,1 a du Code criminel. L'accusation est passible d'un emprisonnement de deux ans.

L'individu est aussi accusé d'avoir volontairement troublé ou interrompu une assemblée de personnes réunies pour des offices religieux, de s'être livré à des voies de fait sur le curé de la paroisse et d'avoir entravé le travail des policiers lors de son arrestation.

Le 28 juin, Litvak a interrompu la messe dominicale en se dirigeant vers l'autel. Il voulait remplacer le prêtre et livrer l'homélie à sa place.

À la suite de son arrestation, Litvak a été soumis à une évaluation psychiatrique. Les résultats ont laissé voir qu'il n'était pas responsable de ses actes.

Mais l'accusé, un homme de 38 ans de la rue De Tilly à Chicoutimi, veut contester cette conclusion. S'il acceptait le verdict, il pourrait être placé sous la tutelle du Tribunal administratif du Québec (TAQ), qui pourrait décider de le garder sous la surveillance d'un établissement de santé.

La semaine dernière, Litvak a demandé que Me Sylvain Morissette, qui agissait comme ami de la Cour, soit démis de ses fonctions. Il ne voulait plus qu'il s'occupe de son dossier, notamment à la suite du dépôt d'une requête de l'avocat pour obtenir un arrêt des procédures, qui aurait amené Litvak au TAQ. L'ami de la cour estimait que Litvak avait purgé amplement de temps en prison pour le crime qu'il avait commis.

La juge Micheline Paradis a accepté cette demande. Immédiatement, Litvak a proposé d'obtenir un délai de trois mois pour faire valoir ses droits et obtenir une contre-expertise.

Me Sébastien Vallée, de la Couronne, s'y est opposé et a plutôt demandé qu'un avocat de l'aide juridique soit nommé au dossier. La juge Paradis a donné une semaine à l'accusé pour y voir.

Hier, Litvak a expliqué au juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, qu'il s'était trouvé un nouvel avocat.

Même si un avocat de l'aide juridique lui avait été octroyé, l'accusé a fait savoir que son dossier serait confié à Me Louis Belliard.

Le dossier reviendra donc en Cour le 16 novembre pour le résultat de la contre-expertise psychiatrique à son sujet. Il voudrait avoir un procès et obtenir une peine en conséquence.

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