Litvak congédie son ami de la Cour

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Hier après-midi, Litvak a demandé à la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, que Me Morissette ne le représente plus. Ce qui a été accepté.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Chicoutimien David Litvak avait peut-être une chance de sortir de prison, mais il semble l'avoir bousillée en congédiant tout bonnement Me Sylvain Morissette, qui agissait à titre d'ami de la Cour.

Après avoir déposé au tribunal mercredi une requête en arrêt des procédures, Me Morissette, qui a travaillé bénévolement au dossier de Litvak, n'a pas été en mesure d'aller plus loin, hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Cette requête semble être maintenant caduque.

« Je viens de rencontrer M. Litvak et il m'a annoncé que j'étais congédié. Je ne connais pas la raison, mais il ne veut plus que je sois là pour lui », a commenté Me Morissette, visiblement surpris de la tournure des événements.

Litvak est cet individu de 38 ans de la rue De Tilly à Chicoutimi qui a interrompu la messe dominicale à la cathédrale de Chicoutimi, le 28 juin dernier. Trouvant l'homélie du prêtre Gaston Boulianne endormant ou inintéressant, il s'est dirigé vers l'autel afin de prendre la place du célébrant. Des paroissiens sont intervenus pour le maîtriser.

Hier après-midi, Litvak a demandé à la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, que Me Morissette ne le représente plus. Ce qui a été accepté.

En contrepartie, l'accusé a suggéré au tribunal un nouveau délai de trois mois pour embaucher un nouvel avocat afin d'obtenir un jugement déclaratoire et de préparer sa défense sur ses droits, notamment en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

« Je suis en contact avec un avocat de Montréal et un autre de la région. Mais je n'ai pas encore eu de réponses de leur part », a dit Litvak.

Le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, s'est opposé au délai supplémentaire, estimant que ça n'avait aucun sens que le prévenu passe encore trois mois derrière les barreaux, lui qui s'y trouve depuis déjà plus de 100 jours.

« M. Litvak a été jugé apte à comparaître, mais il a été jugé non responsable de ses gestes. Sa demande d'un délai supplémentaire n'a pas de sens. Il ne peut être détenu de façon indéfinie », explique Me Vallée.

« L'article 672, 5 (7 et 8) indique qu'un accusé peut être représenté par un avocat et que le tribunal peut lui en désigner un d'office. C'est ce qui devrait être le cas », a demandé le représentant de la Couronne.

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