Décision du juge Michel Boudreault

Yves Martin demeure incarcéré

Yves Martin, accusé d'avoir tué trois personnes alors... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Yves Martin, accusé d'avoir tué trois personnes alors qu'il conduisait en état d'ébriété, demeure détenu.

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Yves Martin, le chauffard du rang Saint-Paul à Laterrière, demeure derrière les barreaux. Son incarcération est nécessaire, mais justifiée.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a rendu sa décision, ce matin, au palais de justice de Chicoutimi et estime que celui qui a décimé la petite famille Viger-Perron le 1er août dernier ne peut reprendre sa liberté.

Le magistrat a pris quelques jours à la suite de l'enquête de remise en liberté, tenue les 9 et 10 septembre, pour analyser et étayer sa décision.

En fait, le tribunal ne croit pas que le prévenu veut vraiment suivre une thérapie et estime plutôt qu'il veut seulement fournir une adresse et retrouver ses proches au terme de la thérapie.

« Je n'accorde aucune crédibilité au témoigne d'Yves Martin, même sur le fait qu'il ne voudrait plus conduire », a lancé le juge.

L'individu de 35 ans a été impliqué dans une collision frontale mortelle dans le rang Saint-Paul le soir du 1er août. Mathieu Perron (25 ans), Vanessa Tremblay-Viger (26 ans) et leur fils Patrick (4 ans) ont péri à la suite de l'accident.

L'alcool pourrait avoir joué dans cet événement, car Martin a présenté un taux d'alcoolémie de .179 lors d'une prise de sang effectuée plus de deux heures après l'accident.

Martin est accusé de conduite dangereuse causant la mort, de négligence criminelle causant la mort et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Le vitrier en est à sa troisième accusation de conduite en état d'ébriété. Il avait été condamné dans le passé, en 2005 et en 2010. Le tribunal et la Société de l'assurance automobile du Québec lui avaient imposé que son véhicule soit muni d'un appareil éthylomètre pendant cinq ans.

Lors de sa dernière condamnation, le procureur de la Couronne de l'époque, Me Laurent Bouchard, lui avait même dit qu'il devait saisir la chance qui lui était offerte, avant qu'il ne se produise quelque chose de grave. Cela lui avait évité l'emprisonnement.

« Mais ça ne l'a pas convaincu », de dire le juge.

Dans sa décision, le juge Boudreault mentionne que les déclarations spontanées de Martin dans les minutes qui ont suivi l'accident sont incriminantes.

« Il a été démontré que les premières déclarations sont habituellement fiables, ce qui fait que les déclarations de l'accusé sont incriminantes. »

« La preuve de la poursuite m'apparaît sérieuse et je peux la qualifier de solide. La preuve semble aussi concluante sur le fait que Yves Martin se trouvait dans la voie inverse au moment de l'accident », indique le juge.

Ce dernier estime que les garanties offertes par la défense sont insuffisantes, y incluant la somme de 100 000 $ offerte par Martin et trois membres de sa famille.

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