Citoyens inquiet dans le secteur Kénogami

Kénogami: quatre incendies criminels en 47 minutes

C'est l'église évangélique située au 3848 rue du... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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C'est l'église évangélique située au 3848 rue du Roi-Georges qui a été le plus endommagée.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Quatre incendies ont été allumés en moins d'une heure, très tôt dimanche matin, à Kénogami. Cette nouvelle vague d'incendies criminels inquiète le voisinage.

À 4h52, un premier brasier prenait naissance derrière le restaurant chez Bébé, au 2110 rue Sainte-Famille. Une fourgonnette stationnée y a été incendiée. Une dizaine de minutes plus tard, un second incendie était allumé, cette fois-ci dans un bac de récupération situé derrière le Centre d'histoire Sir-William Price. Les flammes ont légèrement endommagé un mur du petit musée.

Pendant que les pompiers maîtrisaient ce début d'incendie, un troisième prenait naissance à quelques mètres à peine de là. En effet, à 5h27, la petite église évangélique située au 3848 rue du Roi-Georges était la proie des flammes. Le brasier a rapidement pris de l'ampleur et la bâtisse a été lourdement endommagée. Une quinzaine de pompiers ont été dépêchés sur place, mais le feu et l'eau ont complètement ravagé l'intérieur de l'église évangélique, gérée par l'Alliance chrétienne et missionnaire du Québec.

À 5h39, le quatrième et dernier incendie était allumé dans un conteneur à déchets situé au 3739 boulevard du Royaume, soit à côté de la pharmacie Brunet. Les pompiers de Saguenay ont donc été alertés pour quatre incendies en 47 minutes, dans un rayon d'un kilomètre à peine. Aussitôt, des enquêteurs ont été chargés du dossier, puisque les quatre incendies ont rapidement été considérés comme suspects.

«J'ai été réveillée par un bruit de crépitement. Je ne savais pas trop d'où ça venait alors je me suis levée. J'ai vu les pompiers et les flammes juste à côté de chez nous. Les policiers m'ont dit qu'il y avait eu quatre incendies en même temps, c'est pas mal tannant», a confié une résidante de la rue du Roi-Georges.

«Je l'ai appris à 6h et je me suis vite rendu sur place. On nous a dit que c'était une perte totale», a expliqué le pasteur de l'église évangélique, Douglas Schroeder Tabah. L'organisme Le SNAC, qui vient en aide à des familles défavorisées, occupait également des locaux de l'église. «Nous allons tenter de relocaliser rapidement l'organisme, puisque nous ne voulons pas que des familles en souffrent. Il se peut qu'on demande l'aide de la population», a ajouté M. Schroeder Tabah, qui a avoué être inquiet. «Je suis inquiet comme citoyen et je possède également un commerce un peu plus loin. Je pense bien que je vais rentrer mes poubelles et mes bacs de récupération le soir. Ce n'est pas très agréable comme situation», a ajouté le pasteur, précisant qu'une trentaine de personnes fréquentent le temple. Découragés, quelques membres s'étaient d'ailleurs réunis devant les restes du bâtiment, en matinée.

Une résidante de la rue Brasset, située à quelques pas des lieux du second incendie, s'est également montrée très inquiète par la situation. «J'ai été réveillée par les bruits de sirènes des pompiers. C'est inquiétant, je n'ai pas envie de passer au feu, surtout que je suis enceinte. J'espère qu'ils (les policiers) vont vite trouver qui a fait ça», a affirmé la jeune femme.

Chacun des lieux d'incendie était surveillé par une patrouille de la Sécurité publique de Saguenay, hier. Les enquêteurs s'affairaient à recueillir des preuves, afin de mettre la main au collet du ou des malfaiteurs le plus rapidement possible.

Heureusement, personne n'a été blessé ni incommodé par l'un ou l'autre des brasiers.

Troisième vague d'incendies

Il s'agit de la troisième vague d'incendies criminels à se produire en quelques semaines sur le territoire de Saguenay. Les deux premières avaient eu lieu les 5 et 28 août dans le quartier des Oiseaux, alors que sept incendies avaient été allumés. Bien que l'enquête se poursuit concernant ces premières vagues, personne n'a encore été arrêté. Impossible de savoir s'il y a un lien entre les trois événements. Il n'a pas été possible non plus de savoir si un accélérant avait été utilisé.

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