Procès du chef Francis Vallée

La défense confronte la victime

Francis Vallée est cité à procès pour une... ((Isabelle Tremblay))

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Francis Vallée est cité à procès pour une histoire d'agression sexuelle et de voies de fait contre une femme dans la vingtaine.

(Isabelle Tremblay)

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Louis Potvin
Le Quotidien

L'avocat de Francis Vallée a mis en lumière plusieurs contradictions dans le témoignage de la victime qui affirme avoir été agressée sexuellement et tabassée par le restaurateur.

Lors du contre-interrogatoire de la victime, hier, au Palais de Justice de Roberval, Me Francis Boucher a confronté la femme avec les affirmations faites lors de sa déposition aux policiers, son témoignage à l'enquête préliminaire et son témoignage mercredi.

Il voulait démontrer que la femme a inventé cette histoire d'agression notamment par vengeance parce qu'elle aurait lancé, lorsqu'elle est sortie du restaurant pour s'enfuir: « Ta réputation est finie. »

L'avocat a relevé que la femme avait affirmé avoir pris une bière en bouteille comme apéritif alors qu'elle a parlé d'une bière en fût lors de l'enquête préliminaire. Il lui a demandé pour quelle raison elle n'avait pas dit au tribunal qu'elle avait fumé de la marijuana lors de la soirée du 25 mai 2013 au restaurant Tout-à-Vallée.

Me Boucher a demandé pour quelles raisons la femme avait affirmé que la première série de claques avait duré entre 20 et 30 minutes, lors des premiers témoignages, alors qu'elle n'était plus en mesure de dire la durée hier. « Pour moi, ça m'a paru très long. Je ne sais pas combien il a donné de claques. C'est la chose la plus difficile que j'ai vécue. Oui, c'est difficile à exprimer », a-t-elle confié, visiblement fatiguée par l'interrogatoire.

« Si monsieur Vallée vous a frappé, pourquoi être restée au restaurant et allée avec lui dans les toilettes? Ça ne vous a pas sonné une cloche? », a rétorqué l'avocat. La femme a indiqué que tout s'était passé très vite et qu'elle avait eu de la misère à reprendre ses esprits à cause de son état d'ébriété.

Aussi, Me Boucher a questionné la femme sur l'origine des photos prises pour montrer les traces de ses blessures. Encore une fois, la femme a eu de la difficulté à dire qui avait pris les photos et à quels moments. Or, selon un rapport, il y a eu des photos prises de l'état de ses seins à 2 h 42 dans la nuit du 25 au 26 mai, d'autre vers 17 h et à 23 h le 26 mai. Clichés pris par un membre de la famille de la victime.

Origine des ecchymoses

L'avocat a demandé si des ecchymoses qu'elle avait sur son corps étaient contemporaines à sa rencontre avec Vallée plutôt que causées par les claques qu'il lui aurait données. Elle a juré que non, malgré qu'un rapport médical brandi par l'avocat disait le contraire.

Le procès a été suspendu, hier, et reprendra le 9 octobre

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