Arrêt des procédures pour l'incendiaire Dominique Gauthier

L'incendiaire Dominique Gauthier... (Jeannot Lévesque)

Agrandir

L'incendiaire Dominique Gauthier

Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(CHICOUTIMI) L'incendiaire Dominique Gauthier reprend sa liberté à la suite de la décision du juge Richard P. Daoust, qui a ordonné un arrêt des procédures.

Gauthier, âgé de 33 ans, devait subir un procès pour les 13 incendies qu'il a allumés en l'espace de six jours entre le 9 et le 15 octobre 2009. Les incendies avaient été allumés dans le secteur nord de Chicoutimi, à Shipshaw et à La Baie.

Il avait été condamné en avril 2011 à une peine de 10 années de prison. Le juge Rosaire Larouche avait à l'époque retranché trois années de détention préventive à la sentence.

Incarcéré depuis ce temps, soit depuis près de six ans, Gauthier a entendu son avocat réclamer l'arrêt des procédures en début de semaine étant donné qu'il était convaincu que le procès s'étendrait au-delà du 7 décembre 2015, date à laquelle Gauthier aurait droit à une libération d'office (deux tiers de la sentence).

Dans sa décision de 22 pages, le juge Daoust convient que le prévenu aurait donc purgé beaucoup plus que « sa peine théorique jusqu'à sa libération conditionnelle et que cela contribuerait à perpétuer cette violation au droit fondamental de ne pas être astreint à une peine cruelle et inusitée et de ne pas être injustement privé de sa liberté », écrit le magistrat.

« Le tribunal est donc d'opinion que, compte tenu du contexte historique du dossier, de la situation particulière dans laquelle se retrouve l'accusé, des constats faits par les parties, de la détention déjà purgée et de l'effet préjudiciable pour l'accusé de continuer les procédures, l'arrêt des procédures dès maintenant constitue le seul remède approprié », ajoute-t-il.

Le juge Daoust suggère même à Me Louis Belliard, en défense, de prooser à son client d'obtenir les soins appropriés à son état de santé et lui demande d'informer la famille de la situation.

« Je vais moi-même reconduire M. Gauthier à l'hôpital. Un psychiatre va le prendre en charge et s'assurer qu'il aura la médication nécessaire à son état de santé », a brièvement commenté le criminaliste à sa sortie du tribunal.

Quant à la défense, Me Sébastien Vallée lira la décision, mais a déjà laissé voir qu'il n'irait pas en appel de cette décision, étant donné que ça ne ferait que retarder l'affaire au-delà du mois de décembre.

Six jours chargés

À l'automne 2009, une douzaine d'incendies ont été allumés en l'espace de six jours. L'école Le Roseau avait notamment été détruite (5,5 millions de dollars en dommages). Des résidences avaient également été incendiées, dont une alors que la famille se trouvait à l'intérieur.

Ces événements avaient engendré l'inquiétude dans le secteur, jusqu'à ce que Gauthier soit intercepté. 

L'accusé a rapidement reconnu les faits et a enregistré un plaidoyer de culpabilité six mois après son arrestation.

À la suite de diverses analyses psychiatriques, le juge Larouche avait rendu sa sentence, qui a été jugée trop sévère par la défense, qui est allée en appel.

En octobre 2014, la Cour d'appel du Québec ordonnait la tenue d'un nouveau procès, qui n'aura finalement jamais lieu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer