Triangle amoureux au palais de justice

La victime se met les pieds dans les plats

Palais de justice de Chicoutimi.... (Archives Le Quotidien)

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Palais de justice de Chicoutimi.

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Un accusé devenu victime et la victime devenue accusé; voilà le dénouement d'un triangle amoureux dont les échos ont résonné dans une salle du Palais de justice de Chicoutimi, hier.

Rien ne destinait le tribunal à une séance dérangeante, jeudi matin, au moment où Patrice Lapointe, de Jonquière, a enregistré des plaidoyers de culpabilité à des accusations de voies de fait, de menaces et de présence illégale dans une résidence.

Outre Lapointe (d'accusé à victime), l'histoire concerne également Tommy Laberge (de victime à accusé) et Laurie Morin (victime et déjà accusée). Selon les propos tenus devant la Cour, Mme Morin a vécu un certain temps avec Lapointe avant de se retrouver avec Laberge.

Les événements remontent à juin 2014, alors que Lapointe, selon ses propos, avait de la difficulté à se débarrasser de Morin, sa copine d'alors. Cette dernière est actuellement détenue pour harcèlement et bris d'engagement envers lui.

Après l'enregistrement de ses plaidoyers de culpabilité, Lapointe a tenté d'expliquer au juge ce qui a amené les accusations. Il a raconté avoir dit à son ex-conjointe de quitter sa résidence et son terrain et avoir menacé son nouvel ami de coeur Tommy Laberge.

« Laberge a installé sa roulotte sur mon terrain durant trois mois. Il a utilisé mon électricité sans payer. Je me suis tanné et je lui ai dit que sa roulotte devait être disparue de mon terrain à mon retour de Fermont. Sinon, je la virais sur le côté dans la rue, et que j'étais pour crucifier son chien », a candidement raconté Lapointe.

les choses se corsent

Mais c'est au moment de sortir de la salle d'audience que les choses ont dégénéré. Tommy Laberge, qui était présent à titre de victime, a alors passé un commentaire à l'endroit de Lapointe et de l'amie qui l'accompagnait. Celle-ci a répliqué en disant qu'elle ne voulait pas le voir ni l'entendre. Présent pour une autre cause, Me Olivier Théorêt, qui a déjà représenté Laberge pour des dossiers criminels, a fait signe à son client de se taire et de se tenir tranquille. Il a même dû se rendre à ses côtés.

Toute cette situation a perturbé le tribunal, car les belligérants s'échangeaient certains propos à voix haute.

Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, est rapidement intervenu. Il a demandé l'expulsion de Laberge, en lui disant qu'il ne viendrait pas faire le trouble dans la salle d'audience.

« Inquiète-toi pas pour moi », a rétorqué Laberge, escorté par les policiers qui le sortaient de la salle.

Les individus ont continué à échanger quelques commentaires à la sortie du tribunal, puis les constables spéciaux ont procédé à l'arrestation de Laberge à la suite de plaintes déposées par Lapointe et sa compagne.

rapport présentenciel

Pour la suite des choses, un rapport présentenciel sera confectionné pour Patrice Lapointe et la décision sur la peine devrait être rendue à la fin du mois de novembre. Laurie Morin, elle, se trouve derrière les barreaux pour du harcèlement contre Lapointe et des voies de fait sur des policiers, et Laberge a été arrêté et remis en liberté sous promesse de comparaître.

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