Le 9 septembre

Yves Martin tentera d'être libéré

À son cinquième passage au tribunal depuis le... (PHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN)

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À son cinquième passage au tribunal depuis le tragique accident de la route qui a décimé une petite famille de Saint-David-de-Falardeau, Martin, par l'entremise de son avocat, Me Jean-Marc Fradette, a fait part de ses intentions au tribunal.

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Le chauffard de Laterrière, Yves Martin, tentera de reprendre sa liberté le 9 septembre. Même s'il offrira des garanties, dont une thérapie, il est d'ore et déjà assuré que le directeur des poursuites criminelles et pénales s'y opposera.

À son cinquième passage au tribunal depuis le tragique accident de la route qui a décimé une petite famille de Saint-David-de-Falardeau, Martin, par l'entremise de son avocat, Me Jean-Marc Fradette, a fait part de ses intentions au tribunal.

Dans la soirée du 1er août 2015, Martin, âgé de 35 ans, a roulé à haute vitesse dans le rang Saint-Paul, a fait des dépassements illégaux et a conduit de manière dangereuse avant de frapper de plein fouet la voiture du couple Vanessa Viger, Mathieu Perron et leur fils Patrick. Les parents sont morts sur le coup, alors que le petit de quatre ans a succombé quelques jours plus tard.

Par la suite, Martin a été accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort. Son taux d'alcoolémie était de ,179 (prise sanguine deux heures après l'accident, ce qui peut signifier qu'il était plus haut au moment de l'accident). La limite autorisée est de .08.

« J'ai soumis une liste des conditions de remise en liberté à ma consoeur de la Couronne. Je lui laisse le temps de vérifier toutes les conditions, de communiquer avec la maison de thérapie afin de s'assurer de son sérieux, mais aussi du type de thérapie que mon client pourrait suivre durant cinq mois », a expliqué Me Jean-Marc Fradette au juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec.

Me Fradette ne veut pas identifier la maison afin d'éviter tout débordement et pour assurer la quiétude des autres clients et de ses intervenants.

À la fin de la thérapie, Martin serait soumis à un encadrement sérieux de la part des membres de sa famille.

« Il y aura aussi le dépôt d'une somme d'argent pour rassurer la Cour et le public. Car à ce stade, ce n'est pas la culpabilité qui est en cause. L'enjeu est d'offrir des garanties pour éviter une récidive et que le public sache que l'individu sera bien encadré à sa sortie. La question que l'on doit se poser, c'est de savoir s'il est raisonnable de le remettre en liberté », a mentionné le criminaliste, faisait référence notamment à la remise en liberté du docteur Guy Turcotte (qui a assassiné ses deux enfants).

À la sortie du tribunal, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, a rapidement fait savoir qu'elle s'opposerait effectivement à la remise en liberté de celui qui a fauché la vie de trois personnes.

« Depuis le début des accusations qu'il y a objection de remise en liberté. Nous nous opposons à ce qu'il puisse la reprendre en raison de la gravité des gestes posés et de ses antécédents en pareille matière », a indiqué Me Hamelin-Gagnon.

Quant à l'accusé, qui portait une chemise, il n'a pas regardé du côté de la salle d'audience où se trouvaient encore une fois plusieurs membres des familles des victimes.

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