Il souhaite bonnes vacances au juge

Gilles Chiasson, de Jonquière, ne tolère pas l'autorité,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Gilles Chiasson, de Jonquière, ne tolère pas l'autorité, du moins celle des policiers.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Jonquiérois Gilles Chiasson a souhaité, de façon sincère, de bonnes vacances au juge Pierre Simard, après que celui-ci l'eut envoyé derrière les barreaux pour une durée de 15 mois. Et il lui a dit d'éviter le Nouveau-Brunswick, car bien des citoyens de cette province sont fous comme lui.

Le magistrat a retardé ses vacances de quelques jours, vendredi dernier, pour rendre la sentence dans les dossiers de Chiasson, coupable de voies de fait sur des policiers, d'entrave au travail des agents de la paix, de bris d'engagement et de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

L'homme de 55 ans du boulevard du Saguenay à Jonquière a accepté sans broncher la décision du magistrat. Il a même regardé un proche de sa famille dans la salle du tribunal pour lui dire de prendre soin de son amie qui était en pleurs et qui ne comprenait pas ce qui se passait.

L'un des problèmes de Chiasson, c'est qu'il ne semble pas accepter l'autorité. Les accusations de voies de fait sur des policiers étaient ses cinquième et sixième infractions en ce sens. Il en était aussi à un 16e et un 17e manquement de ses engagements auprès du tribunal.

Ses dernières frasques ont eu lieu le 22 août 2014 dans le district judiciaire de Trois-Rivières. Chiasson se trouvait à une fête et avait consommé beaucoup d'alcool et de stupéfiants. Des gens ont communiqué avec les urgences, car il semblait en proie à une surdose. Désorganisé, le client de Me Olivier Théorêt s'en est pris aux ambulanciers et aux policiers.

Et le 10 août dernier, une chicane a éclaté avec sa copine. Celle-ci a communiqué avec les agents de la paix. À leur arrivée à la résidence, Chiasson sortait de la douche. Il était nu. Il n'a pas accepté que la police se trouve chez lui et a poussé les agents. Au moment de son arrestation, il a tenu des propos peu édifiants en lien avec le fait qu'il n'avait pas de vêtement.

«Vous représentez un danger important de récidive. Ce n'est pas la première fois que vous vous en prenez aux policiers», a mentionné le juge Simard.

Au moment de reprendre le chemin des cellules, Chiasson a souhaité de bonnes vacances au juge.

«Et surtout, n'allez pas au Nouveau-Brunswick (d'où Chiasson est originaire), car ils sont tous fous comme moi», a-t-il lancé.

Il s'agit de la troisième sentence d'importance dans la carrière de Chiasson, lui qui a fait neuf mois de prison en 2013 et 10 mois de prison en 2004 toujours pour des voies de fait sur des policiers.

sbegin@lequotidien.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer