Les six corps récupérés

Jimmy Cancino et Pierre Gavillet, du Bureau de... (Photo collaboration spéciale, Steeve Paradis)

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Jimmy Cancino et Pierre Gavillet, du Bureau de la sécurité dans les transports, rapportent des pièces de l'avion qui s'est écrasé dimanche sur la Côte-Nord.

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Steeve Paradis
Le Quotidien

Plus de 48 heures après le drame, les autorités sont finalement parvenues à récupérer hier après-midi les corps des six victimes de l'écrasement d'un hydravion d'Air Saguenay, qui s'est produit dimanche en Haute-Côte-Nord. Leur travail a été considérablement compliqué par les conditions météo, pluie et brouillard se mettant de la partie.

Une fois sorties des lieux de l'accident, vers 16 h, les dépouilles ont été transférées de l'hélicoptère à un fourgon funéraire dans un endroit tenu secret par les policiers, qui tenaient à éloigner les médias de la scène, en raison notamment du fait que certains corps étaient mutilés. Les dépouilles ont ensuite pris le chemin du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal.

En plus des policiers, des gens du Bureau de la sécurité des transports (BST), un pathologiste et le coroner de la Côte-Nord se sont rendus sur la scène. Le départ de Tadoussac du coroner et du BST, prévu pour 7 h le matin, a été retardé à 11 h 40 en raison d'un plafond trop bas pour voler.

Les identités des victimes n'ont pas encore été révélées par les autorités, même si les noms du pilote et d'une des victimes, une citoyenne française, ont été dévoilés lundi. Hier, on a pu apprendre que les quatre autres personnes décédées dans cet écrasement étaient britanniques, tous membres d'une même famille, soit les parents et leurs enfants âgés de 14 et 17 ans.

Quant aux enquêteurs du BST, ils ont pu valider que l'appareil, un Beaver construit en 1956, est bien tombé à la verticale sur le dessus d'une montagne, les traces dans les arbres en témoignant. Le moteur tournait, ont-ils établi également, sans toutefois préciser s'il développait de la puissance.

Ils ont aussi recueilli un appareil GPS de navigation, qui leur révélera peut-être la trajectoire du vol fatal. Les enquêteurs ont également rapporté quelques composantes de l'appareil, dont l'indicateur de vitesse. Tous ces appareils seront analysés en laboratoire.

Le travail du BST sur le terrain a permis d'établir de façon partielle la continuité des commandes de vol, le reste sera précisé au laboratoire de l'organisme lorsque les débris de l'hydravion y seront transférés. La récupération de ces débris s'avère d'ailleurs compliquée, avec ce territoire inaccessible par voie terrestre.

«Avec la scène d'accident difficile d'accès, on s'est concentré sur la collecte de données. Par la suite, on va mettre les pièces du puzzle ensemble», a indiqué l'un des enquêteurs du BST, Jimmy Cancino, pour qui le travail d'analyse débute.

Rappelons que l'hydravion d'Air Saguenay a décollé du lac Long, près de Bergeronnes, vers 11 h 15 dimanche, avec à son bord un pilote et cinq touristes étrangers, sous des conditions météo parfaites. Ils devaient faire un survol touristique de ce secteur de la Haute-Côte-Nord, une mission régulièrement accomplie par le pilote, Romain Desrosiers, mais qui s'est terminée dans le drame d'une façon toujours inexpliquée.

En raison de la répercussion internationale de cette tragédie, le prestigieux quotidien Daily Telegraph de Londres avait délégué aujourd'hui à Tadoussac son correspondant à New York.

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