De bonnes conditions et un pilote expérimenté

«Tout le monde se demande ce qui a bien pu se passer»

Le vice-président et directeur des opérations d'Air Saguenay,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le vice-président et directeur des opérations d'Air Saguenay, Jean Tremblay, assure que la compagnie a fait de nombreuses améliorations à la sécurité au cours des dernières années.

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L'écrasement d'un hydravion de type DHC-2 Beaver de la compagnie Air Saguenay, au nord des Bergeronnes, a jeté la consternation au sein du personnel de l'entreprise qui se relevait à peine d'une tragédie qui a fait 4 victimes en juillet 2010 dans le secteur de Chute-des-Passes.

Malgré cette nouvelle tragédie qui a fait six victimes, cinq passagers et le pilote, peu après midi dimanche, le vice-président et directeur des opérations, Jean Tremblay, a fait face à la musique en répondant aux appels des journalistes. Ses premiers mots sont allés à la famille des victimes et à celle du pilote dont il n'a jamais voulu confirmer l'identité afin de respecter les consignes de la Sûreté du Québec.«Le pilote était à notre emploi depuis 14 ans. Il avait 5900 heures de vol à son actif. C'est un pilote d'une grande expérience. Tout le monde se demande ce qui a bien pu se passer. Nous avons convenu d'attendre les résultats de l'enquête du Bureau de la sécurité dans les Transports et nous n'émettrons aucun commentaire sur les circonstances précises de l'accident», a insisté le patron d'Air Saguenay.

Au cours des dernières heures, la compagnie a été pointée du doigt puisque les gens se rappellent encore la tragédie de l'été 2010. Le rapport d'enquête avait alors confirmé que les conditions météorologies étaient difficiles dans le secteur de Chute-des-Passes, mais le pilote, également expérimenté, avait décidé de décoller. Son avion a percuté une montagne peu de temps après son départ du lac Margane.

«Au lendemain de l'accident de 2010, nous avons mis en place un système de gestion de la sécurité. Il ne s'agit pas d'une obligation de Transports Canada, mais bien d'une décision de l'entreprise. Tout ce qu'on peut dire pour l'instant est que pendant la journée de dimanche, nous n'étions pas dans les mêmes conditions météorologiques qu'en 2010.»

Les opérations de l'entreprise, l'une des plus importantes dans l'aviation de brousse au Québec, ont repris, hier matin, dans 10 des 11 bases réparties sur le territoire québécois pour supporter les 22 appareils en exploitation.

«Nous avons interrompu les opérations au lac Long, mais ce matin (hier matin), il fallait donner les services à nos clients», reprend le responsable des opérations.

Tous les appareils de l'entreprise sont inspectés selon les normes de Transports Canada en plus de faire l'objet d'un suivi mécanique régulier. Jean Tremblay affirme que tout est en règle de ce côté et a invité le représentant du Quotidien à consulter Transports Canada. Malgré leur âge, les appareils de type Beaver sont reconnus pour leur fiabilité.

«Nous avons fait des changements significatifs, au cours des dernières années, et l'entreprise a été proactive pour améliorer la sécurité des opérations pour notre personnel et nos clients. Malgré ces efforts, il se produit un accident. C'est très malheureux.»

L'entreprise de croisière AML, qui a vendu l'excursion en hydravion, a été très prudente dans ses commentaires. La porte-parole Sarah Leblond a indiqué que les opérations sont assurées par la filiale Aviation du Fjord qui a recours aux services d'Air Saguenay pour prendre en charge les touristes et effectuer les vols.

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