Accusé de voies de fait sur un curé

Litvak invoque la Constitution

David Litvak, l'homme qui s'en est pris au... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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David Litvak, l'homme qui s'en est pris au célébrant de la messe dominicale à la Cathédrale de Chicoutimi

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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David Litvak, l'homme qui s'en est pris au célébrant de la messe dominicale à la Cathédrale de Chicoutimi en juin, entend contester le rapport médical le concernant et demande une copie de la Constitution canadienne afin d'en lire le préambule.

L'individu de 38 ans s'est présenté hier matin devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, afin de faire avancer son dossier.

Litvak, un Américain d'origine, a semé l'émoi à la Cathédrale de Chicoutimi, le 28 juin, lorsqu'il s'est rendu près du célébrant en lui faisant savoir qu'il ferait l'homélie à sa place. Il avait été rapidement maîtrisé et arrêté.

L'homme doit répondre à des accusations d'avoir, par la menace ou la violence, gêné illicitement ou tenté de gêner un membre du clergé dans la célébration du service divin, soit l'article 176,1 a) du Code criminel. L'accusation est passible d'un emprisonnement de deux ans.

Il est aussi accusé d'avoir troublé ou interrompu une assemblée de personnes réunies pour des offices religieux, de s'être livré à des voies de fait sur le curé de la paroisse et d'avoir entravé le travail des policiers lors de son arrestation.

Après avoir été déclaré apte à subir son procès dans un premier temps, Litvak a maintenu son innocence dans cette affaire et plaidé non coupable.

À la suite de diverses représentations et après le passage de l'accusé au tribunal, la Couronne, représentée par Me Sébastien Vallée, a demandé un examen psychiatrique afin de savoir si l'accusé pouvait être tenu criminellement responsable de ses actes.

Même si le rapport n'a pas encore été déposé officiellement et que les conclusions ne sont pas connues, Litvak entend le contester. Il a même annoncé son intention de plaider coupable aux accusations portées contre lui.

Selon ce qu'il est possible de déduire, le rapport psychologique ne lui est pas favorable et conclurait qu'il pourrait être considéré comme non criminellement responsable.

Cela signifierait que Litvak serait confié au Tribunal administratif du Québec (TAQ), qu'il ne serait pas libre et qu'il traînerait en permanence l'étiquette d'un homme mentalement instable. Ou il pourrait être libéré inconditionnellement.

Hier matin, Litvak, par l'entremise de Me Sylvain Morissette, qui agit comme ami de la Cour, a fait savoir qu'il voudrait éventuellement interroger le médecin qui a rédigé le rapport psychologique à son sujet.

Des discussions auront lieu dans les jours à venir afin de connaître les disponibilités du spécialiste médical afin de le faire entendre au tribunal.

Par ailleurs, Litvak a demandé une copie de la Constitution canadienne. Il n'a pas précisé ce qu'il voulait en faire, mais a mentionné au magistrat qu'il voulait lire le préambule.

Celui-ci se lit comme suit: «Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit».

Me Morissette s'est engagé à remettre une copie de la Constitution à David Litvak.

Le dossier a été reporté au 27 août.

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