Jeunes de 12 et 14 ans

Deux frères accusés de menaces de mort

Me Jean-François Dionne, qui agissait en défense, a... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Me Jean-François Dionne, qui agissait en défense, a indiqué aux journalistes à la sortie du tribunal que les deux garçons se rendaient compte de la gravité de la situation et étaient ébranlés par ce premier contact avec le monde judiciaire.

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Deux jeunes frères de Chicoutimi âgés respectivement de 12 et 14 ans ont fait leur entrée officielle dans le monde de la justice alors qu'ils ont été accusés, hier, au Tribunal de la jeunesse, de menaces de mort et de voies de fait, des crimes qui auraient été commis contre un autre mineur et un adulte qui habite dans leur voisinage.

La comparution a eu lieu hier matin devant le juge Maurice Abud qui officiait au Tribunal de la jeunesse pour l'occasion. Le plus jeune des deux frères a été accusé de menaces de mort pour un événement survenu au début de mois de mai et une nouvelle accusation de menace de mort et de voies de fait pour des événements survenus au cours des derniers jours à l'école qu'il fréquente.

Son frère plus âgé fait quant à lui face à une accusation de menaces de mort pour les événements du début du mois qui mettaient en présence un voisin d'âge adulte qui a décidé de porter plainte à la police en raison de la gravité des propos que les deux frères auraient tenus. Hier, la procureure de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Me Nicole Ouellet, s'est entendue avec son collègue en défense pour accepter la remise en liberté des deux frères.

Ces derniers ont été dans l'obligation de signer des engagements de ne pas contacter les victimes alléguées, soit l'adulte et le mineur qui fréquente la même école et de suivre attentivement les directives de leur mère. Les deux jeunes en étaient à une première visite devant un tribunal et ont été accompagnés par des intervenants du Centre jeunesse où ils ont passé la dernière nuit.

mère troublée

La mère des deux accusés était visiblement affectée par cette histoire. Elle a tenu à accompagner son plus jeune garçon lorsque ce dernier a quitté le tribunal en empruntant la porte située à l'arrière de la salle pour aller signer les engagements. Les deux garçons ont également été dans l'obligation de se plier à une prise d'empreinte digitale.

C'est une intervenante scolaire qui a eu vent de cette situation. On lui aurait rapporté les propos tenus par le plus jeune des deux frères à l'endroit d'un autre élève qui fréquente la même école. Cette dernière a jugé qu'elle devait contacter les policiers pour leur faire part de cette affaire.

Les patrouilles de la Sécurité publique de Saguenay qui ont pris la plainte ont jugé que l'événement était assez sérieux pour se rendre au domicile des enfants et de procéder à leur arrestation avant de les transporter au Centre jeunesse.

Me Jean-François Dionne, qui agissait en défense, a indiqué aux journalistes à la sortie du tribunal que les deux garçons se rendaient compte de la gravité de la situation et étaient ébranlés par ce premier contact avec le monde judiciaire. Le procureur de la Couronne, Me Nicole Ouellet, toujours en point de presse, a de son côté confirmé que la victime des voies de fait n'avait pas subi de blessure lors de l'événement.

complot pour meurtre

Très tôt hier matin, il avait été question d'une possibilité d'accusation de complot pour meurtre dans ce dossier suivant les avis du procureur-conseil de la Sécurité publique de Saguenay. Selon Me Ouellet, à la lumière de la preuve recueillie jusqu'à maintenant par les policiers au dossier, il n'y avait pas matière à une telle accusation.

La cause a été reportée au 28 mai. Il s'agit d'une remise sans assignation qui devrait permettre aux procureurs au dossier et intervenants d'évaluer la situation afin de déterminer le suivi à faire dans cette histoire.

Au cours d'un bref entretien téléphonique, la porte-parole de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Hélène Aubin, a refusé d'identifier l'école où a eu lieu cette affaire ni les circonstances qui ont permis à une intervenante de connaître le petit manège des accusés. «Il y a une enquête policière et nous ne voulons pas intervenir», a insisté Mme Aubin.

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