Chantale Pamerleau, factrice

Mordue par un grand danois

Les médecins ont affirmé à Chantale Pamerleau que... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Les médecins ont affirmé à Chantale Pamerleau que le chien qui l'a attaqué aurait pu lui arracher l'oreille. Aujourd'hui, seule une petite marque est toujours visible à côté de son oreille.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Croyez-le ou non, votre gentil toutou peut se transformer en véritable menace pour les facteurs. Les morsures de chiens figurent parmi les principales causes de blessures chez les employés de Postes Canada de Saguenay au cours de la dernière année. Les attaques laissent des traces, aussi bien physiques que psychologiques.

Chantale Pamerleau s'est toujours sentie en contrôle lorsqu'elle était en contact avec un animal dans le cadre de son travail de factrice. Les chiens, elle les connaît bien. Elle en a même un à la maison. Jamais elle ne s'est sentie véritablement menacée. Jusqu'au 29 juillet dernier. En marchant sur le trottoir, elle a rencontré un de ses clients et son chien, un grand danois de 150 livres tenu en laisse. La factrice s'est arrêtée pour saluer le client. Sans crier gare, le chien s'est jeté sur elle et l'a mordu au visage. Elle l'a repoussé avec son bras, ce qui lui a valu une seconde morsure sur l'avant-bras.

Pourtant, chaque jour, lorsqu'elle distribuait le courrier, sans le voir, elle parlait au chien pour le rassurer à travers son enclos. Ce jour de juillet, il avait finalement accès à la dame.

«Je pense que le client était encore plus sous le choc que moi. Il était en pleurs. Je saignais du côté du visage et du bras. J'ai voulu rester forte sur le coup, mais après, je me suis effondrée», raconte-t-elle.

À l'urgence, en plus des injections de pénicilline et contre le tétanos, ses blessures ont nécessité plusieurs points de suture. «Les médecins m'ont dit qu'il aurait pu m'arracher l'oreille. Ils m'ont répété que j'avais été très chanceuse de ne pas tomber lors de l'attaque. Ça aurait pu être pire.»

L'incident a laissé une marque près de l'oreille de Chantale Pamerleau. La morsure est aussi encore bien visible sur son bras.

Celle qui oeuvre à titre de factrice depuis 15 ans a dû travailler au centre de tri pendant dix jours, en raison des blessures, puis elle a repris son parcours habituel.

Toutefois, sa façon de travailler a été affectée et le sentiment de confiance qui l'avait toujours habité lui fait fréquemment défaut. «Des fois ça va bien, d'autres fois je panique. Quand je sens que je perds le contrôle de ma peur, je me sens à risque», confie-t-elle. «J'ai parfois des ''flashbacks''.»

L'incident a aussi affecté ses collègues. "Ç'a créé une onde de choc au bureau de Jonquière. Plusieurs ont eu peur pendant un bout de temps.»

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