McMorrow en liberté

Sean McMorrow a été arrêté dans la nuit... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

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Sean McMorrow a été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite d'une poursuite de quatre kilomètres en basse ville.

Photo Le Soleil, Patrice Laroche

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Johanne St-Pierre
Le Quotidien

Homme fort des Marquis de Jonquière, Sean McMorrow pourra prendre part aux séries demi-finales et finale de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Il est même prévu qu'il prenne part à l'entraînement avec ses coéquipiers tenu tard ce soir à Québec.

Le « Shérif » a comparu au palais de justice de Québec devant le juge Bernard Lemieux qui a accepté de le remettre en liberté moyennant une caution totale de 12 000 $. Le #23 s'est en effet engagé pour une caution personnelle de 2000 $, tandis que Me Charles Cantin, qui représente également les intérêts des Marquis de Jonquière, s'est porté garant d'une caution de 10 000 $ sur signature. McMorrow sera de retour en cour le 1er juin où ses avocats décideront des options pour la suite des choses, soit la tenue de l'enquête préliminaire ou d'un procès ou une demande de reporter de nouveau la cause.   

En entrevue téléphonique, Me Cantin a raconté qu'il avait à la fois agi comme avocat, témoin et caution. « J'ai témoigné pour lui et les Marquis de Jonquière. Je me suis engagé pour 10 000 $, dont un dépôt de 2000 $. »

« Ce n'était pas le plan de match parce que je devais être son avocat, mais comme j'étais le seul représentant de l'équipe et que je suis l'avocat du club, ça ne m'a pas dérangé du tout, a mentionné l'ancien copropriétaire de l'équipe, en précisant que «du point de vue déontologique, c'est tout à fait permis puisque je suis un témoin et une caution.»

«J'ai témoigné sur l'individu que je connais. C'est un homme poli, courtois, qui n'a jamais eu d'écart de discipline à l'extérieur de la patinoire et qui n'a pas de dossier disciplinaire au niveau du hockey. Il n'a pas de problème d'alcool ni de drogue. »

«Le ''Shérif'' était très ému et très émotif. Je pense que ça l'a ébranlé que je témoigne pour lui», rapporte Me Cantin, grand partisan de la formation jonquiéroise.

Couvre-feu

Quant aux antécédents judiciaires de McMorrow aux États-Unis, ils sont liés à des événements survenus en 2001, a plaidé Me Cantin. «Il a continué à jouer au hockey pendant tout ce temps. Quand la preuve est sortie en 2010, il jouait pour Belfast en Irlande et il s'est livré directement aux autorités américaines de Rochester, ce qu'il n'était pas obligé de faire, souligne l'avocat jonquiérois. McMorrow a fait face à la situation et ne s'est jamais esquivé.»

Malgré l'objection du procureur de la Couronne Jean-Philippe Lanthier à la remise en liberté, le juge Lemieux a tenu compte que McMorrow avait toujours travaillé et qu'il avait continué à être un actif pour la société.

Concernant les accusations de conduite dangereuse et de délit de fuite, elles pourraient découler du fait que le «Shérif» a conduit sans permis de conduire valide au Québec. «Sans pardonner le geste, le juge a trouvé là une certaine explication», rapporte Me Cantin. Quant à l'accusation de possession de drogues, les avocats de McMorrow estiment qu'à défaut de tomber, elle «sera vivement contestée».

Enfin, outre ses garanties financières, le «Shérif s'est engagé à respecter un couvre-feu quotidien qui entre en vigueur à compter de 22h, sauf les soirs de match. Le copropriétaire et président des Marquis, Marc Boivin, l'a pris sous son aile. Il s'assurera que McMorrow respecte ses conditions, d'autant plus que le #23 demeurera chez lui au moins jusqu'à son retour en cour en juin.

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