Cinq ans de pénitencier pour Maxime Pelletier

Maxime Pelletier écope d'une sentence de cinq ans... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Maxime Pelletier écope d'une sentence de cinq ans de pénitencier.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Quotidien

Maxime Pelletier a pris le chemin du pénitencier (fédéral) pour les cinq prochaines années en raison des coups de barre métallique mortels portés à la tête de son ami Dave Bonsant, le 1er septembre 2012.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a rendu la peine, ce matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Dans un document de 16 pages, le magistrat a étoffé sa décision.

Il faut se souvenir que lors de cette longue fin de semaine de la Fête du travail, Pelletier et Bonsant, de grands amis, s'étaient rendus au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour célébrer en compagnie de trois autres personnes, dont le jumeau de Maxime Pelletier, Simon (décédé 18 mois plus tard dans un accident de la route).

Après une première soirée bien arrosée à Alma, où Bonsant s'était battu, le quintette s'est déplacé vers Jonquière. Craignant que la situation ne dégénère encore une fois, le groupe a quitté le débit de boisson. C'est là qu'une chicane a éclaté entre les deux amis. Bonsant a asséné un coup de tête au visage de Pelletier, lui cassant deux dents.

Au lieu de partir, de mettre un terme à la dispute, Maxime Pelletier s'est dirigé dans le coffre de la voiture, en a sorti une barre métallique et a frappé deux fois son ami à la tête.

La victime s'est assise dans les marches d'un bureau d'avocats et a fait signe avec le bras à un ami qui s'inquiétait de la situation.

L'accusé, aujourd'hui âgé de 21 ans, a lancé: « Moi il m'a cassé les dents, on le rapporte pas. On le laisse ici puis on s'en va à l'hôtel. Moi c'est plus mon ami. Je vais arrêter de lui parler puis tout », a exprimé Pelletier.

Le juge Daoust note que le groupe a laissé Bonsant sur les lieux et est même retourné à leur domicile du secteur de Montréal, sans se soucier de l'état de santé de la victime, ni en appelant les policiers. C'est un témoin qui a vu Dave Bonsant gisant dans son sang vers 3h du matin qui a fait le suivi. La victime est décédée par la suite.

« S'il avait mis un terme à l'altercation comme il pouvait le faire, la situation n'aurait pas dégénéré. La décision qu'il prend de frapper son ami à la tête avec un objet alors que ce dernier n'est pas armé, mais amateur de combats ultimes, est intentionnelle et fort démesurée, l'événement étant très éloigné d'une défense ou d'un accident », écrit le juge.

Ce dernier croit les regrets et les remords de l'accusé et estime que la peine doit favoriser la réinsertion sociale et les possibilités de réhabilitation, surtout que Pelletier ne constitue pas un risque de récidive.

Mais le magistrat rappelle aussi que la sentence doit refléter la réprobation sociale face à l'utilisation de la violence, surtout lorsque celle-ci est aussi grande.

Des cinq années de pénitencier, le juge a retranché les 72 jours purgés par l'accusé. Il lui reste donc quatre ans et 293 jours à faire.

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