Traque anonyme aux pédophiles

Cantin appelle à la prudence

Charles Cantin, le citoyen, a plaidé coupable à... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Charles Cantin, le citoyen, a plaidé coupable à une accusation de menaces de mort ou de lésions corporelles à des policiers de Saguenay.

(Photo Jeannot Lévesque)

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(CHICOUTIMI) Les délinquants sexuels et les pédophiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont qu'à bien se tenir. Les Productions Juventas publient un pamphlet répertoriant les 116 agresseurs ou présumés agresseurs sur le territoire régional.

Au cours des derniers jours, un dépliant de 16 pages est apparu dans la région. À l'intérieur, on retrouve les photos d'une vingtaine d'hommes accusés de leurre informatique, de possession et de production de matériel pornographique juvénile et de contacts sexuels et d'agressions sexuelles.

Selon les statistiques compilées par l'organisation, il y aurait 31 prédateurs dans l'arrondissement de Jonquière et 30 dans celui de Chicoutimi. Les 55 autres sont répartis sur l'ensemble du territoire régional.

Les auteurs du pamphlet, que nous n'avons pu identifier, veulent sensibiliser les parents de la région à la présence de ces délinquants.

«Ces pervers peuvent faire vivre les pires atrocités à des enfants, qui peuvent s'avérer être le vôtre. C'est un mal qui restera à tout jamais gravé dans l'enfant en lui laissant des séquelles physiques et psychologiques. Ces agresseurs finissent parfois à faire quelques mois de prison ou même pas du tout ", écrivent-ils.

Les Productions Juventas ont basé leur recherche à partir des informations et des photos prises sur les sites gouvernementaux ou les médias régionaux, références qui sont d'ailleurs indiquées dans le document.

L'un des objectifs visés par la publication du dépliant est de faire savoir aux parents que des prédateurs sexuels habitent dans leur quartier.

«Chaque parent a le droit de savoir quel prédateur habite leur quartier et avoir une image mentale des délinquants sexuels. Et ce dans l'unique but de protéger leur progéniture, ce que la justice ne sait faire ", ajoutent-ils.

Carte

En plus d'identifier les individus, le document comprend une carte régionale qui démontre par un point l'emplacement des délinquants sexuels.

Parmi les noms les plus connus, on y retrouve celui de Camil Girard, de Léopold Fortin, de l'ancien professeur de danse, Romuald Pavy, de Jean-Louis Savard et de l'ancien éducateur Jacques Reid.

«Ce n'est pas illégal ou criminel de publier un tel document, sauf s'il s'agit d'intimidation ", indique le criminaliste Charles Cantin.

«Ça ne doit pas être non plus de la désinformation, sinon ça enlèverait de la crédibilité à cette publication et ça n'atteindrait pas le but recherché ", ajoute-t-il.

Me Cantin estime aussi qu'il faut être prudent sur l'identité des personnes. Certaines n'ont pas été reconnues coupables ou n'ont pas plaidé coupables encore.

«Il y a une différence entre une accusation et un plaidoyer de culpabilité. Il faut être prudent ", note-t-il.

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