Menaces à la machette

240 heures de travaux

Marc-Olivier Favre, l'individu qui a menacé des passants avec une machette et... (Jeannot Lévesque)

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Jeannot Lévesque

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Marc-Olivier Favre, l'individu qui a menacé des passants avec une machette et brisé une voiture lors du Festival international des Rythmes du monde, écope de 240 heures de travaux communautaires assortis d'une probation de deux ans.

L'individu a plaidé coupable à l'ensemble des accusations qui pesaient contre lui hier après-midi au Palais de justice de Chicoutimi.

Favre faisait face à des accusations de possession d'arme dans un dessein dangereux, harcèlement à l'égard de deux personnes, d'avoir proféré des menaces de mort et de causer des lésions à des citoyens, ainsi qu'à des agents de police. Il était également accusé de méfaits sur un véhicule et sur une auto-patrouille, en plus de non-respect de conditions.

Le 1er août dernier, Favre se dirigeait vers le centre-ville de Chicoutimi avec un ami alors qu'il était fortement intoxiqué par l'alcool. Les deux amis ont trouvé une machette de 24 pouces de long. «On s'amusait avec, on coupait des branches», a raconté l'individu au juge Rosaire Larouche hier.

Trois citoyens ont aperçu l'individu armé de la machette. L'un d'eux a crié à Favre, lui demandant ce qu'il faisait avec l'arme. «Je suis capable de te démembrer», a notamment rétorqué Favre qui s'est attaqué au rétroviseur d'une voiture avec la machette. Comme il se dirigeait vers le site du festival, les individus ont "écoeuré" Marc-Olivier Favre afin d'attirer son attention pour ne pas qu'il gagne la foule. Favre a couru vers eux. Les policiers sont arrivés près de l'individu et ont dégainé leur arme. Le jeune homme de 19 ans leur a demandé ce qu'ils allaient faire en avançant vers eux. Les policiers sont parvenus à l'amener au sol.

Favre les a menacés de les tuer et de leur couper la tête, ainsi que de les étouffer avec des menottes.

Une fois dans l'auto-patrouille, il a frappé sur le grillage avec ses pieds, causant des dommages au véhicule.

Marc-Olivier Favre était dans un état d'ébriété excessivement avancé. Il ne garde aucun souvenir des événements.

Le 12 septembre dernier, il a brisé plusieurs de ses conditions de remise en liberté. En plus d'avoir consommé de l'alcool, il s'est trouvé dans un bar, est entré en contact avec une personne avec qui il ne pouvait communiquer et n'a pas respecté son couvre-feu.

La Couronne et la défense ont demandé une sentence de travaux communautaires pour le jeune homme sans antécédent judiciaire.

«C'est un crime qui est grave. C'est inquiétant», a affirmé le juge.

Marc-Olivier Favre a écopé de 240 heures de travaux communautaires.

Il compose avec une probation de deux ans, durant laquelle il lui est notamment interdit de consommer de l'alcool.

Il ne peut contacter les victimes et devra participer à tout programme pour régler des problèmes d'alcool ou de violence si c'est jugé nécessaire par les agents de probation.

Il devra également débourser un montant de 2000$. Finalement, il lui est interdit de posséder une arme pour les 10 prochaines années.

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