Huit chefs contre l'ex-soldat Larouche

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La suggestion de sentence de 90 jours à purger de façon discontinue faite par l'avocat de défense Me Herman Bédard «n'est pas appropriée», a indiqué le magistrat.

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(CHICOUTIMI) L'ex-soldat des Forces armées canadiennes Réjean Larouche subira, au Palais de justice de Chicoutimi, son procès pour des infractions criminelles à caractère sexuel.

L'homme de 58 ans, de Chicoutimi, doit faire face à huit chefs d'accusation pour des événements qui se sont produits entre 1996 et 2010 sur le territoire de Saguenay. Le procès doit se tenir le 5 février 2015.

Larouche doit répondre à des accusations de contacts sexuels, d'agression sexuelle sur des mineurs, de possession et de production de matériel de pornographie juvénile et d'entrave à la justice.

Interrogé sur le sujet, son avocat David-Alexandre Aubé confirme les accusations qui pèsent contre son client.

«D'ici la tenue du procès, je vais avoir des discussions avec la Couronne afin de faire avancer le dossier», dit-il.

Cour martiale

Larouche n'en est pas à ses premières accusations en matière sexuelle. Durant sa carrière militaire, alors qu'il était basé à Kingston, en Ontario, et à Saint-Jean sur Richelien, au Québec, il s'était retrouvé avec des accusations de voyeurisme (3 chefs), de conduite déshonorante (2 chefs), de comportement préjudiciable au bon ordre et à la discipline (2 chefs) et de possession de pornographie juvénile. Les événements reprochés s'étaient produits en 2007, 2009 et 2010.

L'individu avait vu trois accusations être retirées. Il avait été acquitté sur trois autres chefs. Mais il avait été reconnu coupable d'un chef d'accusation de voyeurisme et de possession de pornographie juvénile.

Un juge de la cour martiale l'avait alors condamné à 12 mois d'emprisonnement en août 2012. À la suite du verdict, Larouche avait demandé sa remise en liberté en attendant que la cour d'appel de la cour martiale entende son dossier. Mais le magistrat avait refusé. L'individu avait dû purger sa sentence.

Acquitté en appel

L'appel a été entendu en novembre 2013 et en janvier 2014. Le verdict est tombé le 30 avril dernier, plusieurs mois après son séjour en prison, acquittant Larouche des deux chefs d'accusation qui l'avaient envoyé en prison, soit de voyeurisme et de possession de matériel de pornographie juvénile.

Les juges de la cour d'appel avaient mentionné que l'accusation de voyeurisme ne tenait pas étant donné que la plaignante était au courant des photos et qu'elle était consentante.

Quant à l'accusation de possession de matériel de pornographie juvénile, la perquisition menée en janvier 2010 au domicile de Larouche n'était pas légale. Les enquêteurs de l'armée avaient des mandats de perquisition pour les photos reliées au voyeurisme.

C'est en fouillant l'ordinateur qu'ils avaient déniché, par accident, les images de pornographie juvénile. Comme ils n'avaient pas de mandat sur ce point précis, ils ne pouvaient accuser Larouche du délit qui lui était alors reproché.

Sbegin@lequotidien.com

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