Opération Macaque

Quarante-huit mois pour Dubois

La suggestion de sentence de 90 jours à...

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La suggestion de sentence de 90 jours à purger de façon discontinue faite par l'avocat de défense Me Herman Bédard «n'est pas appropriée», a indiqué le magistrat.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Éric Dubois, un individu arrêté dans le cadre de l'opération Macaque, restera derrière les barreaux pour trois ans et quatre mois. L'homme de 48 ans de Jonquière a plaidé coupable, hier après-midi, à l'ensemble des chefs d'accusation qui pesaient toujours contre lui, au Palais de justice de Chicoutimi.

Éric Dubois est désigné comme l'un des hommes de main de la tête dirigeante d'un réseau de drogue dans la région.

Dubois a plaidé coupable à des chefs d'accusation de facilitation des activités criminelles organisées et de complot de voie de fait avec menaces de représailles physiques.

Suggestion commune

Il a écopé d'une peine de 48 mois une suggestion commune des deux parties à laquelle sont soustraits les cinq mois passés en prison en attente de procès qui comptent pour le double. Il restera donc derrière les barreaux pour les 40 prochains mois.

«L'accusation de facilitateur est la plus petite accusation possible au niveau du gangstérisme ", explique Me Charles Cantin, avocat de la Défense.

L'individu a également plaidé coupable à des accusations de possession de 28,11 grammes de cannabis et de bris de probation à la condition de garder la paix et de ne pas être en possession de drogues. Ces accusations lui ont valu respectivement trois mois et six mois concurrents d'incarcération.

Liste de noms

Lors de son arrestation, les enquêteurs ont saisi une liste de noms qui a été interprétée comme une liste de comptes en souffrance cumulant quelque 26 000 $.

«Éric Dubois est un nom qui impose le respect. Son rôle consistait à s'assurer qu'il n'y avait pas trop de compétition dans le milieu de la drogue et que le territoire était respecté ", a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michel Greene, du Bureau de lutte contre le crime organisé (BLACO).

La poursuite ne possédait toutefois aucune preuve que Dubois a usé de violence.

L'individu aurait même dissuadé des gens venus de l'extérieur de la région d'utiliser des armes pour régler des comptes, et refusé de participer à l'incendie d'un commerce.

Accusations retirées

Des chefs d'accusation de trafic de stupéfiants et de recel qui pesaient contre l'individu au début des procédures ont été retirés.

Les antécédents de Éric Dubois ont toutefois pesé lourd dans la balance au moment de rendre le verdict.

Par le passé, Éric Dubois a été incarcéré pendant 33 mois pour menace, extorsion, séquestration, introduction par effraction et voies de fait.

Il a aussi purgé une peine de 9 ans de pénitencier, il y a plus de 20 ans, pour complot, vol qualifié et enlèvement.

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