Agente accusée de trafic de drogue

Audrey Corneau est une agente des services correctionnels... (Photo Jeannot Lévesque)

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Audrey Corneau est une agente des services correctionnels depuis plusieurs années.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Audrey Corneau, 35 ans, une agente des services correctionnels oeuvrant à la prison de Chicoutimi, a été accusée de trafic de stupéfiants et de recel de moins de 5000 $, hier midi, au Palais de justice de Chicoutimi.

La femme, originaire de Jonquière, qui compte plusieurs années d'expérience en tant que gardienne de prison a comparu devant le juge Jean-Yves Tremblay puis a immédiatement été transportée à la prison d'Orsainville sous la garde des policiers de la Sûreté du Québec. Orsainville possède une unité de détention destinée aux femmes. Elle devrait être de retour au Palais de justice de Chicoutimi mercredi matin pour son enquête sur remise en liberté. Un nouveau chef d'accusation pourrait être déposée à cette occasion.

Selon les informations obtenues, Mme Corneau faisait l'objet d'une enquête depuis un an de la Sûreté du Québec avant que dimanche après-midi, elle ne soit épinglée dans le stationnement de la prison de Chicoutimi en possession de 100 grammes de hashish, 100 grammes de marijuana et 200 comprimés dont la composition chimique reste à analyser. Il pourrait s'agir de GHB, mieux connu sous le nom de drogue du viol. Une somme d'environ 900 $ a également été saisie sur elle. Toute la drogue était bien dissimulée de façon à éviter tout soupçon sur son transport à l'intérieur de l'institution carcérale.

Selon l'avocat de la défense, Me Charles Cantin, ce dossier prend toute son importance en raison du statut de la dame qui oeuvrait auprès des prisonniers. «Ça fait plusieurs années qu'elle travaille comme agent correctionnel. C'est une personne relativement touchée et perturbée émotionnellement qui est sous le choc, mais qui n'a pas eu à rencontrer un médecin», a déclaré Me Cantin. Ce dernier s'est montré avare de commentaires sur les circonstances ayant conduit à l'arrestation de la femme étant donné qu'un chef d'accusation supplémentaire pourrait être déposé mercredi. La même consigne du silence a été appliquée par Me Michaël Bourget du côté de la poursuite.

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, n'était pas en mesure de dire si Mme Corneau était en lien avec d'autres personnes du monde interlope et si d'autres personnes pourraient faire l'objet d'arrestation en lien avec cette affaire.

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