Pierre Demers sera accusé

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Le preofesseu à la retraite Pierre Demers sera accusé d'avoir proféré des menaces de brûler, détruire ou endommager des biens meubles et immeubles.

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(CHICOUTIMI) Le Saguenéen Pierre Demers devra répondre à des accusations de menaces à la suite de l'appel à la bombe logé au Théâtre Banque Nationale (TBN) de Chicoutimi, jeudi dernier. L'homme s'est présenté au poste de police mardi matin, a été interrogé puis relâché sous promesse de comparaître.

Enseignant à la retraite (juin 2010) du Cégep de Jonquière et citoyen opposé au maire Jean Tremblay, Demers aurait fait l'appel téléphonique à quelques heures de la réouverture de la salle de spectacles du Cégep de Chicoutimi.

Le jeudi 17 janvier, vers 16h, à trois heures de l'ouverture de la salle, un individu a communiqué avec un agent de sécurité du Cégep de Chicoutimi pour lui faire part qu'une bombe se trouvait à l'intérieur de l'édifice. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) se sont rendus sur les lieux. Ils ont effectué une fouille et n'ont rien trouvé.

Selon nos informations, Demers aurait appelé d'une cabine téléphonique à l'intérieur du Cégep de Jonquière. Une caméra vidéo aurait filmé Demers à proximité de la cabine.

Le cégep de la rue Saint-Hubert était pratiquement désert jeudi dernier, car les cours avaient été suspendus en raison du froid sibérien.

«Les membres de notre bureau des enquêtes criminelles ont effectué les recherches. Ils ont ainsi obtenu un mandat d'arrestation contre Pierre Demers, lundi. Ils ont communiqué avec lui et M. Demers s'est présenté au quartier général ce matin (mardi) vers 10h.

«Nous avons procédé à son arrestation dans un premier temps et nous l'avons ensuite interrogé. Il a été remis en liberté sous promesse de comparaître éventuellement au Palais de justice de Chicoutimi», explique Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

Le dossier a été remis au directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Michaël Bourget. Pierre Demers sera représenté par Me Dominic Bouchard.

Il doit se retrouver en Cour le 19 février afin de faire face à des accusations d'avoir proféré des menaces (article 264.1) de brûler, détruire ou endommager des biens meubles et immeubles. Il s'agit d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire. L'accusé s'expose à une peine d'emprisonnement maximale de 18 mois.

Il n'a pas été possible de connaître les raisons qui ont poussé M. Demers à agir de la sorte le jeudi 17 janvier. Certains laissent entendre qu'il aurait tout simplement voulu mettre des bâtons dans les roues du maire de Saguenay, Jean Tremblay, à l'occasion de la réouverture de la nouvelle salle.

Car il est de notoriété publique que Pierre Demers ne partage pas les mêmes idées que le maire. En 2009, il avait créé une poupée vaudou représentant Jean Tremblay. L'objectif visait à amener le maire à quitter ses fonctions. Au total, 325 poupées avaient été vendues.

Mais la cabale de Demers ne s'est pas arrêtée là. Il a aussi tourné des courts métrages intitulés «Nous sommes tous des Marina» et «Nous sommes tous des salles de spectacles cheaps» afin de dénoncer les décisions municipales sur le quai des bateaux de croisière et sur la rénovation de l'ancien Auditorium Dufour.

Et l'an dernier, Pierre Demers lançait un livre regroupant plus de 200 citations du politicien.

Malgré quelques messages laissés à M. Demers, celui-ci n'a pas retourné les appels.

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