Pierre Deschênes cité à procès

L'homme d'affaires almatois, Pierre Deschênes et l'avocat Charles... (Photo archives Gimmy Desbiens)

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L'homme d'affaires almatois, Pierre Deschênes et l'avocat Charles Cantin.

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(Alma) L'homme d'affaires almatois, Pierre Deschênes, celui qui a fait tomber l'ex-procureur de la Couronne, Jean-François Morency, est cité à procès devant jury. La date devrait être fixée lors des prochaines assises criminelles du district d'Alma, le 22 avril.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a procédé à l'enquête préliminaire de Deschênes. Ce dernier doit répondre à des accusations de corruption de fonctionnaire et d'entrave à la justice en lien avec le dossier Morency. Dès la conclusion de la présentation d'une partie de la preuve de la part du directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Jean-François Tessier, et à la suite du contre-interrogatoire de l'avocat de la défense, Me Charles Cantin, le juge a cité l'accusé à son procès. Il devrait se dérouler au palais de justice d'Alma au cours des prochains mois.

Cette procédure a été rendue nécessaire après que Pierre Deschênes ait soudoyé l'ancien avocat de la couronne, Jean-François Morency. Accusé de conduite avec les facultés affaiblies, en 2004, Deschênes a demandé à Morency de faire en sorte de laisser tomber les accusations portées contre lui. Une fois la décision officialisée, Deschênes a remis environ 6000 $ à Morency pour les services rendus.

Mais Deschênes s'est vanté à certaines personnes d'avoir pu obtenir une pareille faveur. Il a tenu ses propos devant des agents d'infiltration qui enquêtaient dans l'opération Cabotin, en 2007. L'opération policière visait le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue. dans le secteur d'Alma, notamment, et dont Pierre Deschênes était soupçonné d'en faire partie.

À la suite des révélations du tenancier de bar, il n'aura pas fallu longtemps aux agents d'infiltration pour ouvrir une autre enquête sur Deschênes avec l'objectif de prendre Morency la main dans le sac.

Ce matin, les agents d'infiltration et leur supérieur sont venus expliquer, sous une ordonnance de ne pas révéler de détails pouvant les identifier, au juge Simard, la nature de l'opération Denier, qui a été menée de février à mai 2008, moment où Jean-François Morency a été soudoyé par un agent d'infiltration.

Plus de détais demain dans la version papier du Quotidien.

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