Sentence minimum pour un pistolet à plombs

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(CHICOUTIMI) Pour avoir laissé paraître une crosse de pistolet à plombs dans une confrontation de jeunes à la halte routière de Saint-Fulgence, Maxime Gagnon, sans antécédent judiciaire, est condamné à 15 mois d'incarcération.

Un pistolet à plombs étant considéréte chniquement comme une arme à feu par les experts, la peine minimale d'un an s'applique automatiquement en plus d'une peine de trois mois pour avoir menacé un autre individu.

Avec cette condamnation, Gagnon a inclus deux autres événements, un recel et une menace à un employeur, qui ont ajouté trois mois à la sentence pour un total de 18 mois d'incarcération.

À la demande du représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales, l'individu âgé de 20 ans devra éviter le district judiciaire de Chicoutimi pendant les deux prochaines années et suivre une thérapie au cours de la première année. L'exil de la région est possible dans la mesure où Gagnon a décidé lui-même de quitter la région et résider en Outaouais où demeure déjà son père.

À cause de l'implication d'une arme à feu, Maxime Gagnon n'aura plus le droit d'en posséder légalement avant 10 ans et doit fournir un échantillon de son ADN à la Banque nationale des données génétiques.

Mince consolation, il peut soustraire de sa peine une période de 101 jours de détention préventive.

Facebook

Cette peine sévère est le résultat de ce qui a débuté par une banale « chicane Facebook « entre deux filles pour un motif futile. Des groupes d'amis ajoutaient leur opinion et prenaient parti pour l'une ou l'autre. L'affaire avait pris suffisamment d'ampleur pour que les deux groupes se donnent un rendez-vous réel le soir même à la halte routière, fréquentée régulièrement par les jeunes.

L'auteur d'un commentaire a craint de subir un mauvais parti de la part du leader de l'autre groupe pa rce qu'i l était question d'une « barre à clous «. Il appelle en renfort un ami, Maxime Gagnon, qui est aussi accompagné de jeunes. Il s'adresse directement au leader et il est encore question d'un objet contondant. Gagnon l'a averti solidement : « Si tu sors ta barre à clous, je te tire «. Le leader a cru à un bluff et s'est avancé. À cet instant, une voix féminine est sortie du groupe et a confirmé que Gagnon lui avait montré la crosse d'un pistolet.

La confrontation a été évitée. Un appel à la police a transmis le numéro de plaque de l'automobile de Maxime Gagnon qui a été retrouvé le soir même. Les policiers ont retrouvé deux pistolets à plombs ainsi qu'une boîte contenant de la marchandise volée, d'où l'accusation de recel.

slemelin@lequotidien.com

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