Accusé de leurre d'enfant

Gilles Maltais, un Baieriverain de 61 ans, serait... (Photo archives)

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Gilles Maltais, un Baieriverain de 61 ans, serait entré en contact via Internet avec un Néo-Zélandais de huit ans et l'aurait incité à se toucher.

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(CHICOUTIMI) Le fondateur du Club de judo Multi-Kyo de La Baie, Gilles Maltais, a passé la nuit en prison hier, après son arrestation en matinée sous des accusations de leurre d'enfant et d'incitation d'un mineur à se toucher.

Le Baieriverain de 61 ans a été cueilli à son domicile du 3042, rue Wilfrid-Simard et son ordinateur a été saisi par une enquêteuse de la Division des enquêtes spécialisées de la Sûreté du Québec. Le contenu sera passé au crible par les experts afin de déterminer si d'autres accusations pourraient être ajoutées aux deux premières.

Selon la SQ, l'accusé serait entré en contact en juin 2011 avec un Néo-Zélandais de huit ans et l'aurait incité à se toucher. La mère de l'enfant a rapporté l'information à la police locale qui a saisi le Centre national contre l'exploitation sexuelle des enfants.

Gilles Maltais a comparu hier après-midi en compagnie de son avocat, Me Charles Cantin. La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, a offert à l'accusé, sans antécédent judiciaire, de reprendra sa liberté sous conditions usuelles, ce qu'a refusé Maltais suivant les conseils de son avocat. Me Cantin jugeait les conditions trop sévères. Il s'adressera à un juge de la Cour du Québec ce matin pour obtenir des conditions plus souples.

De manière générale, les accusés de délits sexuels sur Internet doivent renoncer à être en présence de jeunes de moins de 16 ans ou de posséder un ordinateur pour entrer en contact avec eux via la Toile. Ils doivent aussi garder la paix et avoir une bonne conduite.

Retraité actif

Gilles Maltais a pris sa retraite de l'enseignement public depuis quelques années et se consacre à deux occupations: l'entraînement des jeunes judokas et la gestion d'une boutique de vêtements appartenant à sa conjointe.

Au procès de Cathie Gauthier condamnée pour le meurtre de ses trois enfants, Gilles Maltais avait été appelé à témoigner en tant qu'employeur de cette dernière. Il avait identifié une lettre de reproches qu'elle avait adressée au personnel quelques heures avant la réalisation du pacte de meurtre et suicide. Le commerçant avait déclaré avoir eu peu affaire avec cette employée qui connaissait des problèmes d'assiduité.

Figure sportive connue et respectée à La Baie, Gilles Maltais est aussi l'entraîneur d'une cinquantaine d'élèves, dont plusieurs sont mineurs. Ses cours sont donnés au Centre Multisport de La Baie, une corporation municipale.

Hier, la directrice du Centre, Chantale Morin, n'était pas en mesure de déclarer si l'accusé pourrait continuer de donner ses cours s'il est remis en liberté en attente de procès. «Nous sommes une corporation municipale et c'est la Ville qui va nous dire s'il est possible ou non qu'il continue», a-t-elle indiqué en milieu de soirée. La direction du service municipal a été saisie du problème et doit prendre une décision qu'elle appliquera. «Nous le saurons demain (mercredi) matin.

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