Le beau-frère se confesse... en partie

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(CHICOUTIMI) Après avoir entendu la victime témoigner de cinq événements à caractère sexuel commis il y a une quarantaine d'années, le beau-frère a décidé de reconnaître avoir fait des touchers aux seins, aux fesses et à la vulve alors qu'elle avait 12 ans à peine. Il nie catégoriquement avoir eu deux relations complètes dont se plaint la femme aujourd'hui âgée d'une cinquantaine d'années et ne reconnaît pas l'avoir menacée pour obtenir son silence.

«Oui, ce sont des gestes que je regrette. C'est vrai, j'ai touché ses seins, ses fesses, son ventre, sa vulve. Je l'ai fait. Je le regrette. Je la trouvais belle et elle m'attirait beaucoup. J'étais un adulte et je n'aurais pas dû franchir le pas», a déclaré l'homme d'une soixantaine d'années en pleurs qui libérait sa conscience du poids de ses fautes.

«Mais je ne l'ai pas pénétrée. Je ne l'ai pas fait.»

Le beau-frère a reconnu quatre ou cinq événements: des touchers, des caresses et des baisers. Il se souvient de la première fois quand il lui a demandé de s'asseoir sur lui et si elle voulait qu'il lui prenne les seins. Il a interprété son silence comme un acquiescement et l'a touchée. Ces gestes se sont répétés à quelques occasions et le manège a stoppé quand son épouse l'a surpris étendu et collé avec sa belle-soeur en train de regarder la télévision.

L'épouse a gardé le silence pendant quelques jours. La tension était à couper au couteau et une discussion provoquée par l'accusé s'est conclue par le pardon de la femme qui a passé l'éponge et l'a prévenu qu'une récidive entraînerait la rupture immédiate de leur foyer.

Les relations avec la famille de l'épouse et de la victime se sont détériorées encore un peu plus et l'épouse a graduellement pris ses distances. À la mort récente des parents, une réunion de famille a relancé le débat et des lettres de chantage ont été envoyées par la victime qui demandait à sa soeur et son mari de renoncer à leur part d'héritage en sa faveur. Le couple n'a pas obtempéré et les plaintes ont été faites à la police.

Le beau-frère agresseur a longuement épilogué sur les rapports inamicaux et même malsains entre les membres de sa belle-famille. Pendant son témoignage, les membres de sa belle-famille étaient assis dans la salle, l'air renfrogné et les bras croisés. Le couple n'a plus aucun contact avec l'autre partie de la famille depuis la mort des aînés.

Le juge Rosaire Larouche de la Cour du Québec a reçu la plaidoyer de culpabilité du beau-frère sur l'accusation d'abus et reviendra le 31 janvier avec les verdicts sur les autres chefs plus graves qui ont fait l'enjeu d'un procès de deux jours.

Slemelin@lequotidien.com

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