Agressée par le conjoint de sa tante

Une adolescente a témoigné hier au procès du conjoint de sa tante, accusé... (Photothèque La Presse)

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Serge Lemelin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Une adolescente a témoigné hier au procès du conjoint de sa tante, accusé d'agression sexuelle sur elle à cinq ou six occasions.

La plaignante avait une douzaine d'années au moment des événements qui auraient eu lieu en 2009. À cette époque, elle se plaignait de la sévérité de sa tante et de son conjoint qui limitaient son accès internet et supervisaient ses fréquentations.

L'adolescente s'est confiée à une amie qui en a parlé à son tour à sa mère qui a incité une colocataire à faire un signalement à la DPJ.

Le témoignage de la mère de l'amie a été l'occasion de constater son animosité pour les méthodes éducatives de la tante et de son conjoint. Consommatrice de marijuana à raison de 150 fois par année, la femme a plusieurs antécédents judiciaires de trafic de cocaïne, possession de drogue, conduite avec les facultés affaiblies et vols à l'étalage. Elle en avait contre l'éducation jugée «trop sévère» de la tante et de son conjoint. «Elle avait pas le droit de rien faire», a-t-elle résumé.

En contre-interrogatoire, l'avocat de la défense, Me Charles Cantin, a fait établir que l'adolescente pratiquait la natation, les sports de glisse et allait au cinéma avec ses amis, comme beaucoup d'adolescentes.

Son rendement scolaire était excellent sous la direction du couple.

La femme a des idées bien arrêtées sur les vêtements de nuit d'une adolescente et les jouets sexuels: à son avis, le conjoint avait offert une nuisette (baby-doll) à l'adolescente tandis que le couple lui aurait procuré un vibrateur»pour son épanouissement sexuel».

Un autre témoin de la Couronne a confirmé l'existence du vêtement de nuit et du vibrateur.

La plaignante a décrit plusieurs touchers sexuels présumément faits par le conjoint de sa tante, y inclut un épisode où il aurait utilisé l'appareil.

Hier après-midi, après une journée de procès et cinq témoins, le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel a déclaré sa preuve terminée. L'avocat de la défense a indiqué qu'il avait des témoins à faire entendre pour offrir une autre version à la juge Micheline Paradis de la Cour du Québec. La juge entendra la défense au début de l'an prochain. Entretemps, l'accusé demeure en liberté à condition de ne pas communiquer avec la plaignante.

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