L'homme aurait perdu ses repères

Ellie Ouellet, 85 ans....

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Ellie Ouellet, 85 ans.

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(Jonquière) Un tout petit changement à son habitude pourrait avoir causé la perte d'Ellie Ouellet. Si pour la majorité des gens, changer ses plans pour prendre une marche de santé ne représente aucun problème, pour une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, cela peut signifier une grosse différence et peut s'avérer fatal.

Le Jonquiérois de 85 ans, retrouvé sans vie dimanche matin, n'en était pas à sa première sortie autorisée de la résidence Saint-Raphaël. Mais il avait, semble-t-il, l'habitude de tourner à droite (vers la rivière aux- Sables) pour prendre sa marche. Pour une raison inconnue, vendredi, il a plutôt tourné à gauche, vers le mont Jacob.

«Si cet homme avait l'habitude d'utiliser un chemin, le fait qu'il en déroge une seule fois a fait en sorte qu'il a perdu ses repères. À partir de là, tout devient difficile.

«Les gens souffrant de la maladie n'ont pas le réflexe de revenir sur leurs pas. Au contraire, ils continuent de marcher et de marcher. Ils s'éloignent et en viennent à se perdre», mentionne Édith Fortin, infirmière à la retraite et secrétaire-générale de la Société d'Alzheimer au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Celle-ci convient qu'il n'est pas facile d'empêcher ce genre d'événements, surtout lorsque les personnes peuvent sortir de leur résidence.

«Ce que l'on suggère aux citoyens en général, c'est d'être vigilant. S'ils croisent une personne qui semble perdue, qui cherche son chemin ou qui n'a pas l'habillement approprié à la température, ils ne doivent pas hésiter à s'informer si cette personne a besoin d'aide ou même de communiquer avec les policiers», ajoute-t-elle.

Mais il n'est pas facile de contrôler les personnes atteintes de la maladie. Il y a certaines résidences où les gens ne peuvent sortir et il est alors plus facile de contrôler la situation.

Claude Côté, un ancien journaliste du Quotidien, vit quotidiennement la problématique. Sa conjointe, Noëlla, souffre de la maladie d'Alzheimer.

«Noëlla se rend souvent à la salle de bain, mais chaque fois, elle ne se souvient pas où elle est dans la maison. Elle ne la trouve pas. Et c'est la même chose pour tous ceux qui souffrent de la maladie. Ce n'est pas facile. On essaie de les sécuriser, mais ces personnes n'ont pas tendance à s'informer ou à poser des questions lorsque survient un problème», dit-il.

Environ 7000 personnes ont un diagnostic d'Alzheimer au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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