Application dans la région

C-10 fait mal aux récidivistes

Le durcissement des peines pour les récidivistes instauré par la loi C-10 des... (Archives Jeannot Lévesque)

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Archives Jeannot Lévesque

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Serge Lemelin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le durcissement des peines pour les récidivistes instauré par la loi C-10 des conservateurs trouve son application dans la région. Un individu accusé de trafic d'une petite quantité de drogue, et qui possède un antécédent semblable, est condamné à un minimum d'un an d'incarcération s'il est reconnu coupable.

C'est le cas de Jasmin Girard, 37 ans, de Jonquière, qui a un antécédent de trafic de cocaïne datant de 2004. Mercredi, il a été accusé de trafic d'une petite quantité de méthamphétamines sur une période de deux jours et a été arrêté.

Les dispositions de la loi C-10 sur la récidive sont en vigueur depuis mardi. Pas de chance. Peu importe la quantité, le repentir, l'âge ou la réhabilitation, le juge n'aura d'autre choix que d'imposer ne sentence minimale d'un an d'incarcération.

Remis en liberté

Avec le consentement de la Couronne, Girard a tout de même été remis en liberté avec caution en argent de 250$ et garantie de 3000$. Les bars, l'alcool et la drogue lui sont interdits. Il doit être à la maison au plus tard à 20 h tous les soirs en attendant que son sort soit réglé.

«Nos clients qui ne sont pas au courant vont apprendre que vendre un seul comprimé, c'est un an», commente le criminaliste Charles Cantin, dont une partie de la clientèle est composée de petits revendeurs qui se font facilement prendre par des agents doubles qui leur demandent de la drogue.

Depuis quelques jours, deux agents d'infiltration de la Sécurité publique de Saguenay sont d'une redoutable efficacité avec ce stratagème. Huit personnes se sont adressées à Me Cantin, cette semaine, après avoir mordu à l'hameçon et ont été accusées. C'est le cas d'André «Le Chinois» Tremblay, qui a déboursé 100$ et garantit 3000$ advenant qu'il ne respecte pas ses conditions de remise en liberté en attente de procès.

Avant C-10, les revendeurs récidivistes pouvaient encore s'en tirer avec une amende ou une courte sentence dans la communauté, avec un rapport présentenciel favorable. Rapidement, ils pouvaient reprendre les affaires.

Maintenant, le revendeur imprudent est assuré de rentrer dans une vraie prison avec une sentence d'un an minimum.

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