Le 22 juillet dernier, les deux jeunes hommes avaient été arrêtés sur la zone portuaire de Chicoutimi en compagnie de Cubahiro Bellard, 18 ans, dans une opération policière spéciale. Ils étaient alors soupçonnés d'appartenir à des gangs de rue. Toutefois, faute de preuve, aucune accusation de gangstérisme n'a été retenue.
Ndizeye, qui, à 20 ans, possède déjà une longue feuille de route judiciaire, a plaidé coupable hier à des accusations de possession de cocaïne et possession de marijuana, de bris d'engagement, de même qu'à une accusation de possession d'arme à feu à autorisation restreinte, un pistolet Glock .40. Cette dernière infraction était passible d'une peine minimale de 12 mois d'incarcération. Bususuru, de son côté, était accusé de possession de drogue et de bris d'engagement.
Les avocats de la défense, Me Charles Cantin et Me Dominic Bouchard, de même que le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget, ont fait une suggestion commune au juge Michel Boudreault en tenant compte des deux mois de détention préventive effectués par les deux accusés. Le juge a entériné la proposition et c'est ainsi que Aimé-Claudien Bususuru a pu recouvrir sa liberté.
Bien qu'il ait été supposé que les deux ressortissants rwandais aient pu appartenir à des gangs de rue, Me Charles Cantin tenait à bien clarifier la situation.
«On nie catégoriquement toute appartenance à des gangs de rue. Il n'y a pas eu de plaintes ni d'accusation en ce sens. Il n'y avait aucune preuve que nos clients aient pu appartenir à des gangs, comme il n'y avait pas de preuve de trafic (de drogue)», précise-t-il.
Christian Ndizeye n'est toutefois pas au bout de ses peines: il est en attente de procès pour vol qualifié pour des événements survenus à Montréal.