L'agresseur de Gilles Couët

Gilles Dupont retrouve sa liberté

L'agresseur de Gilles Couët et de Sophie Bérubé, Gilles Dupont a repris sa... (Archives Rocket Lavoie)

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'agresseur de Gilles Couët et de Sophie Bérubé, Gilles Dupont a repris sa liberté. La commission d'examen des troubles mentaux a acquiescé à la demande du Chicoutimien, hier après-midi.

Déclaré non criminellement responsable le 1er juin dernier pour son attaque sauvage dans la résidence du couple de la rue Belvedère, à Chicoutimi, Dupont, âgé de 58 ans, aura donc passé 18 mois derrière les barreaux et quelques mois en soins à l'hôpital.

Hier, Me Julien Boulianne, associé avec Me Charles Cantin dans ce dossier, s'est présenté devant les membres de la commission afin d'obtenir la sortie de leur client de l'hôpital.

«Il a été remis en liberté en après-midi, hier. Dans les conditions de remise en liberté, M. Dupont devra avoir un suivi psychologique et ne pourra entrer en contact avec les victimes. Le médecin Luc Ouimet a précisé que notre client n'avait pas fait preuve d'agressivité depuis son séjour à l'hôpital. Il est parvenu à contrôler ses impulsions», a résumé Me Cantin.

Au début du mois de juin, le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, avait conclu que Dupont souffrait d'un trouble délirant de type persécution et qui serait à l'origine des actes de violence qu'il a commis dans la maison de M. Couët et de Mme Bérubé.

Dupont, qui louait un logement attenant à la résidence principale du couple, était entré dans la maison avec un fusil Mossberg Mariner de calibre .12 (fusil à pompe) le soir du 30 janvier 2011. Il avait réussi à tirer quelques coups de feu.

Gilles Couët s'était battu avec l'homme afin d'éviter qu'il n'atteigne sa conjointe ou lui-même avec l'arme à feu. Le fondateur de l'entreprise Chlorophylle avait été blessé assez sérieusement au visage durant l'altercation. Trois coups de feu avaient été tirés, mais aucun n'avait blessé qui que ce soit.

En fait, Dupont, qui a déjà eu des problèmes de santé mentale en 1995, avait eu une prise de bec avec les propriétaires de la résidence au cours de l'après-midi du drame. Les policiers avaient dû intervenir pour ramener Dupont chez lui.

Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires des deux victimes de Dupont. Lorsque l'agresseur a été reconnu non criminellement responsable de ses actes, Sophie Bérubé avait déploré que l'homme n'ait pas été soigné pour son problème de santé mentale durant son séjour en prison, alors que Gilles Couët s'était demandé si son agresseur était sincère dans ses excuses. «On a souvent eu l'impression d'être des acteurs dans une mauvaise série policière.»

M. Couët n'avait pas non plus été surpris du verdict du juge Daoust, disant s'attendre à cette conclusion.

Sbegin@lequotidien.com

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