Hier, Sébastien Laberge a reconnu sa culpabilité à deux accusations de trafic de méthamphétamines, de cocaïne et de cannabis avant son arrestation, en avril 2011, en même temps qu'une cinquantaine de personnes accusées de participation à un réseau de distribution de drogue au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
L'aveu de Laberge coïncide avec son admission dans une maison de thérapie de Shawinigan pour entreprendre une cure fermée de désintoxication. Il sera transféré de la prison de Chicoutimi à celle de Trois-Rivières où un responsable de la clinique l'accompagnera jusqu'à Shawinigan.
La cure de désintoxication de Laberge, de Saint-Prime, devrait durer de trois à quatre mois. Un rapport mensuel de ses activités et de son comportement doit être acheminé au tribunal qui garde un oeil sur lui. À la fin du traitement, il devra se rendre au poste de police le plus près pour être réincarcéré et ramené à Chicoutimi pour les représentations sur sentence.
Tous les rapports de l'organisme pèseront lourd dans la balance qui comprend déjà les antécédents judiciaires du revendeur. En 2010, il a été condamné pour trafic et a reçu une sentence de six mois d'incarcération.
Laberge achetait la drogue en quantité suffisante pour ses besoins personnels et la revente à son entourage pour diminuer le coût de sa consommation.
Hier, il a remercié deux fois le juge Jean Hudon de la Cour du Québec d'avoir accepté de l'envoyer en cure après avoir entendu les arguments de son avocat, Me Louis Belliard, et ceux de la représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Sarah Tridi.
Demande de liberté
Quant à son codétenu de longue durée, Éric Desgagné, une enquête sur mise en liberté a débuté hier afin de déterminer s'il peut sortir de prison en attendant son procès. Desgagné est accusé non seulement de trafic de drogue, mais de gangstérisme, ce qui rend sa liberté plus aléatoire.
L'enquête-caution continue ce matin.
Jusqu'à présent, près d'une trentaine d'accusés ont plaidé coupable et obtenu sentence sans avoir recours à un procès. Cinq sont détenus et le reste attend une date de procès. La plupart reviennent devant le tribunal le 23 août prochain pour permettre aux avocats de la défense de discuter de leurs cas avec la Couronne.