Une liaison trouble ramène Simard en prison

Serge Lemelin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La relation trouble entre Robin Simard, 44 ans, et sa petite amie l'a ramené encore une fois derrière les barreaux.

En mai, il avait été condamné à trois mois d'incarcération pour des voies de fait et des bris d'engagement à ne pas la contacter.

Le 8 août, quelques jours après sa sortie de prison, il aurait fait fi d'un interdit de contact et recommencé à la fréquenter.

Récit de la victime

Selon le récit de la victime, le couple a consommé de l'alcool et s'est disputé violemment dans la chambre de la femme. Il lui a apposé un oreiller sur la tête, ce qui l'a fait suffoquer. L'assaillant s'est calmé, puis s'est endormi sur le lit de la femme, comme si rien de grave ne s'était passé. La femme a trouvé refuge chez sa soeur d'où elle a alerté la police.

Les policiers ont réveillé l'accusé et l'ont ramené en détention préventive pour bris de probation, menaces et voies de fait.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales s'oppose à sa mise en liberté tandis que l'avocat de la défense, Me David-Alexandre Aubé offre de le confier à la Maison des sans-abris où il a mené une vie rangée pendant quelques mois autour de 2010.

«Qu'est-ce qui me fait croire que vous allez laisser la paix à madame?» s'est enquise la juge Micheline Paradis de la Cour du Québec.

Peu convainquant, Robin Simard a exprimé sa lassitude de la prison et son problème d'alcoolisme et de dépendance affective.

Le juge a finalement prononcé sa détention en attente de procès, dont la date pourrait être fixée dès jeudi.

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