Martine Lapointe a d'abord cru à un acte de vandalisme, lundi après-midi, lorsqu'elle a quitté son travail. Le pare-brise de sa voiture avait éclaté. Elle s'apprêtait à porter une plainte officielle, lorsqu'elle a ouvert la portière de la voiture.
« C'est là que je me suis aperçue que le produit que j'avais acheté à la pharmacie, un traitement des acrochordons, avait explosé. Mon pare-brise s'est brisé et le contenant s'est éparpillé dans la voiture.
« Je suis retourné voir mon pharmacien pour lui montrer ce qui était arrivé. Il n'avait jamais vu ça.
La compagnie Compound W a été avisée et elle va analyser la situation », a expliqué Mme Lapointe.
Cette dernière avait laissé son achat dans la voiture lundi au moment où le mercure a grimpé à de fortes températures (plus de 30 degrés). Sauf que jamais Mme Lapointe n'avait été avisée des dangers de laisser le produit à l'intérieur d'un véhicule.
« Surtout que je ne savais pas que le produit était en aérosol. Il n'y avait rien d'indiqué en ce sens sur l'emballage. Aucune note sur les dangers reliés à l'utilisation du produit ou encore de le laisser à la chaleur », dit-elle.
Martine Lapointe s'est inquiétée de ce qui aurait pu se produire si elle s'était trouvée au volant au moment de l'explosion.
« D'autant plus que cette semaine, je transporte une jeune fille de sept ans dans mon véhicule. Je n'ose imaginer ce qui aurait pu se produire », indique-t-elle.
Aucune indication
Le client qui se procure le produit ne peut se douter un instant qu'une bouteille en aérosol se trouve à l'intérieur de l'emballage. Car ce petit contenant se retrouve dans une boîte, qui elle est recouverte d'un emballage plastifié. Et sur les produits vendus au Québec, aucune indication sur les dangers. L'étiquette ne précise aucune contre-indication.
Pourtant, Dean Seagall, porte-parole de la compagnie Compound W aux États-Unis, précise que c'est la première fois qu'une telle mésaventure se produit.
« Je vous lis l'étiquette en anglais. Celle-ci indique qu'il peut exploser s'il est chauffé, qu'il est hautement inflammable et qu'il ne faut pas le laisser à une grande chaleur (50 degrés) et qu'il ne faut pas fumer en l'utilisant », explique M. Seagall.
Mais le produit vendu au Québec ne précise aucunement les risques reliés à l'exposition à la chaleur du produit.
Quant à la plaignante, elle ne sait pas si les dommages seront remboursés par la compagnie Compound W. Une fois que le pare-brise sera réparé, la facture sera envoyée à la compagnie en prévision d'un règlement.