Si la dernière édition de l'Expo agricole de Chicoutimi s'est déroulée à merveille pour la très grande majorité des visiteurs et des employés, il y a au moins une adolescente qui va en garder un mauvais souvenir.
Au cours de la nuit de dimanche à lundi, la jeune fille aurait été agressée sexuellement par Larocque à l'intérieur d'une roulotte servant de chambre à coucher pour les travailleurs de l'entreprise Amusements Star. La présumée victime serait parvenue à sortir de la roulotte et s'est mise à crier, alertant par le fait même les autres employés de la compagnie foraine.
Immédiatement, une plainte a été déposée auprès de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Les policiers sont rapidement intervenus sur les lieux et ont entrepris leur enquête. Ils ont procédé à l'arrestation de Larocque, qui demeure à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides, et l'ont conduit au Palais de justice de Chicoutimi.
Hier après-midi, le jeune forain s'est retrouvé devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, et devra revenir mercredi pour son enquête de remise en liberté. Il n'a émis aucun commentaire, si ce n'est de préciser son lieu de résidence. Il est demeuré calme. Il portait quelques marques rouges au cou. « Je ne peux rien vous dévoiler étant donné que l'enquête se poursuit toujours dans ce dossier. Il s'agit d'accusations criminelles et, en vertu de l'article 515.10, je me suis opposée à sa remise en liberté. »
« Quant au fait que les accusations aient été portées si rapidement, ce n'est pas anormal. Il arrive que des plaintes soient déposées immédiatement et, à d'autres occasions, ça peut prendre un certain temps », précise Me Mélanie Paré, de la direction des poursuites criminelles et pénales.
Me Paré a mentionné qu'il arrive que des accusés d'agressions sexuel les reprennent leur liberté immédiatement. Mais le Code criminel précise que la détention peut être demandée si l'on craint que l'individu ne se présente pas au tribunal, que cette détention est nécessaire pour la protection ou la sécurité du public ou que la confiance du public puisse être minée.
Défense
De son côté, Me Olivier Théorêt, avocat de la défense, a rencontré son client quelques minutes seulement avant sa comparution devant le juge. Il a reçu une partie de la preuve amassée jusqu'à présent. « Je n'ai pas beaucoup de détails, mais je vais tout faire pour obtenir les garanties nécessaires pour obtenir la remise en liberté de mon client dès mercredi », a indiqué Me Théorêt.
Francis Larocque possède des antécédents judiciaires de vol et d'introduction par effraction, de même que d'autres dossiers au tribunal de la jeunesse. Étant donné qu'il était toujours sous probation, il doit répondre aussi à des accusations de bris de probation.