Les trois individus, qui pourraient être reliés à des gangs de rue de Montréal, ont comparu en fin d'après-midi lundi devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec. Sans surprise, le procureur de la direction des poursuites criminelles et pénales, Me Michaël Bourget, s'est opposé à la remise en liberté des trois visiteurs.
Ndizeye et Bususuru, qui demeurent à la même adresse de la Place Henri-Valade, à Montréal, et Bellard, domicilié sur la rue Jarry à Montréal, ont été arrêtés par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), dimanche soir, dans le cadre d'une opération policière à la zone portuaire de Chicoutimi. Une voiture a été fouillée, des armes à feu et des stupéfiants ont été trouvés à l'intérieur.
Actuellement, les trois personnages de race noire sont accusés de possession de marijuana, dans le but d'en faire le trafic, et d'avoir eu leur possession une somme d'argent (moins de 5000$) en provenance de la criminalité. Ils devront aussi répondre à des accusations de possession d'une arme à autorisation restreinte (un pistolet Glock de calibre .40) sans avoir le permis nécessaire, d'avoir occupé un véhicule en sachant qu'il s'y trouvait une arme prohibée, de possession d'une arme à autorisation restreinte et d'un dispositif prohibé de munitions prohibées et d'avoir eu en leur possession de la cocaïne dans le but d'en faire le trafic.
De plus, Cubahiro Bellard, qui a eu 18 ans au mois de juin, est accusé d'avoir eu possession d'une arme à feu dans un dessein dangereux, soit un pistolet 9 mm Ekol Lady. Quant à Aimé-Claudien Bususuru, âgé de 28 ans, il est accusé de possession de méthamphétamines.
Devant le juge Simard, Me Luc Tourangeau a représenté les trois accusés, dont Bususuru et Ndizeye, qui a célébré ses 30 ans hier. Ils seront défendus vendredi par leur avocate, Me Isabelle Larouche, de Montréal. Ces deux individus posséderaient des antécédents judiciaires, alors que le jeune Bellard n'en aurait pas au tribunal pour les adultes.
«Mes clients vont plaider non coupable aux accusations portées contre eux et nous nous gardons le droit de décider de l'orientation à prendre dans les jours à venir», a expliqué Me Tourangeau, qui a reçu un appel au cours de la nuit de dimanche à lundi dans ce dossier.
Les comparutions ont été de courte durée. Les individus sont demeurés impassibles, mais ont échangé quelques regards envers deux personnes assises dans la salle d'audience du Palais de justice de Chicoutimi.
En plus de voir leur demande de remise en liberté être fixée à vendredi, les accusés ont renoncé à un avis linguistique et se sont vus interdire d'entrer en contact, de quelque façon que ce soit, avec Wooldy Laguère et Marilou Lauzon-Paré.
Me Bourget n'a pas voulu commenter le dossier pour le moment, étant donné que l'enquête policière se poursuit toujours et que d'autres accusations pourraient être déposées contre les individus.