La victime âgée de 20 ans a fait une chute de plus de 10 mètres dans un boisé du secteur Chute-à-Caron, près du barrage de Shipshaw.
Accompagné de quelques amis, le jeune homme a décidé de grimper sur les ruines de béton qui se trouvent à cet endroit. Une aventure qui s'est mal terminée.
« Le jeune homme s'amusait à cet endroit avec des amis. En marchant sur le dessus des ruines il a perdu pied et a fait une chute d'au moins 30 pieds », détaille Stéphane Cormier de la Sécurité publique de Saguenay.
Le jeune homme a terminé sa chute en frappant sa tête contre le béton. La victime éta it consciente après l'incident, mais à l'arrivée des ambulanciers, aux alentours de 2 h 30, elle avait perdu connaissance en raison d'un traumatisme crânien.
Au moment d'écrire ces lignes, le jeune homme se trouvait toujours dans un état de santé jugé grave. Il souffre de plusieurs traumatismes.
Endroit caché
Les policiers et les ambulanciers ont dû marcher quelques mètres pour se rendre sur les lieux qui semblent fréquentés par des fêtards. Ce sont les déchets et les différents vestiges d'un feu à ciel ouvert qui ont permis aux représentants du Progrès-Dimanche de trouver les ruines cachées dans le boisé.
Plusieurs bouteilles d'eau, des boissons énergisantes et des sacs de glace vides se trouvaient dans le sentier menant au lieu du drame. Les murs des ruines sont entièrement recouverts de graffitis.
« L'endroit était compliqué à trouver et c'était une opération assez difficile pour aller chercher la victime. Nous avons dû porter la civière avec l'aide des policiers. Et c'était en pleine nuit. Nous avions besoin de lampes torches », raconte le porte-parole de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), Saguenay-Lac-Saint-Jean, Éric Fortin. L'alcool et la drogue pourraient être en cause dans l'accident survenu vers 2 h du matin.
La Sécurité publique de Saguenay a d'ailleurs ouvert une enquête pour faire la lumière sur le triste événement.
En ce qui concerne les vestiges, difficile de savoir à qui ils appartiennent. Des terres publiques et d'autres appartenant à Rio Tinto Alcan se trouvent dans le secteur,
« Si c'est sur nos terres, nous allons aller vérifier les lieux c'est certain pour ensuite les sécur iser », indique la porte-parole de RTA, Claudine Gagnon.
Quant aux ruines, on ne sait pas non plus ce qu'elles abritaient autrefois. Jointe hier, l'historienne Russel-Aurore Bouchard ne pouvait donner de détails sur cet endroit précis. Mais elle a rappelé qu'un village avait été aménagé à l'époque de la construction du barrage. La ville Racine se trouvait toutefois de l'autre côté de la rive. On pourrait aussi croire à d'anciennes installations militaires aménagées lors de la Deuxième Guerre mondiale pour protéger les installations d'Alcan.