Le 4 juillet 2000, les Robitaille se sont retroussé les manches rapidement et ont fait face à la situation en bâtissant une nouvelle ferme solide, bien équipée et entretenue avec soins. «On va gérer ce second incendie, mais on n'est plus aussi jeunes et aussi dynamiques qu'avant», explique l'un des propriétaires de la ferme, Sylvain Robitaille. Celui-ci a ajouté que c'était un été qui allait bien jusqu'à maintenant. «Je ne comprends pas», soutient-il.
Le troupeau se portait bien après avoir été victime de la fièvre du transport il y a quelques années. «On s'était monté une génétique et tout est parti», constate tristement l'autre propriétaire, Gervais Robitaille, en regardant la ferme en flammes.
La cause de l'incendie n'est pas encore connue, mais, selon les propriétaires, il pourrait avoir été causé par un des ventilateurs à foin installé dans la ferme. L'établissement est une perte totale.
C'est un employé qui transportait du foin jusqu'à la bâtisse qui a vu de la fumée à l'intérieur. «Il m'a tout de suite appelé pour me le dire et j'ai appelé les pompiers», raconte Gervais Robitaille. Ce dernier estime que les pompiers sont arrivés une quinzaine de minutes après l'appel. Le feu aurait été déclaré vers 13h.
Une trentaine de bêtes survivent
Sur les 125 vaches de la ferme La Valinoise, un peu moins d'une trentaine sont toujours en vie. Une des vaches s'est précipitée à l'extérieur de la bâtisse et s'est coupé une artère en se rendant dans un fossé sur le bord de la route. Les policiers ont été dans l'obligation de l'abattre. «Plusieurs vaches sont entrées dans la salle de traite et sont restées coincées à l'intérieur, explique M. Gervais. J'entendais brasser, mais ça ne pleurait pas.»
Les animaux étaient en stabilisation libre et n'allaient donc jamais dehors. C'est pour cette raison que plusieurs bêtes ont refusé de sortir. Les vaches rescapées ont été transportées à la ferme Pierre-Girard, à La Baie.
Des voisins sont venus aider, d'autres personnes ont appelé pour offrir leur soutien à la famille.
À l'arrivée des pompiers, des personnes sortaient des vaches de la ferme en flamme.
Personne n'a été blessé. Plusieurs voisins et personnes présentes ont soutenu que les pompiers n'étaient pas intervenus assez rapidement. Une voisine a déploré le fait que les pompiers n'utilisent pas d'avion-citerne pour éteindre les flammes.
Trois camions-citernes, un camion échelle et un camion autopompe ont été réquisitionnés pour l'événement. Des pompiers de Chicoutimi-Nord, de Saint-Honoré et de Saint-David-de-Falardeau étaient sur place. Le feu a été maîtrisé vers 15h.