«C'est d'un commun accord avec la famille que nous avons décidé de suspendre les recherches. Elles ne reprendront pas demain à moins d'avoir un élément ou des informations qui nous permettraient de recommencer», a informé la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton.
Pendant une bonne partie de la journée, un hélicoptère a survolé la rivière Ashuapmushuan à Saint-Félicien à la hauteur des Chutes à Michel et les environs pour tenter de localiser la femme. Une vingtaine de policiers de l'unité d'urgence de Québec ont ratissé le secteur boisé sur une distance de 5 km de long par 500 mètres de large entre la rivière et le boulevard du Jardin afin de retrouver des traces ou indices qui permettrait de localiser la femme.
Enquête
Les enquêteurs envisagent tous les scénarios possibles, dont celui d'un suicide ou d'un accident. «Il n'y a pas de lettres ou d'indices qui laissent penser qu'elle voulait s'enlever la vie. Est-ce qu'elle a glissé sur une roche près du rapide alors qu'elle prenait une marche? Il y a beaucoup d'hypothèses qu'il faut continuer à explorer», a-t-elle mentionné. Par contre, il semble écarté que Diane Bonneau ait décidé de quitter la ville. «Elle est partie sans effets personnels et il n'y a pas eu de transactions effectuées avec ses cartes. Il n'y a rien qui nous mène vers cette hypothèse», a ajouté Hélène Nepton.
Le Quotidien a parlé à une personne proche de la disparue qui mentionnait que la femme allait bien avant sa disparition, mais qu'elle a déjà eu des épisodes dépressifs. «On ne comprend pas ce qui est arrivé. Elle s'assurait toujours que quelqu'un s'occupe de son fils quand elle ne le pouvait pas. Pourquoi est-elle partie si vite sans ses affaires? Pourquoi elle laisse son fils derrière? On espère juste de la retrouver», a-t-elle affirmé. Le conjoint de Diane Bonneau a sillonné le secteur avec les policiers bien qu'il était très ébranlé par les événements.
En VTT ou à pied, les policiers ont quadrillé le secteur en enregistrant sur leur GPS les endroits fouillés. Le déploiement de l'équipe de l'unité d'urgence est impressionnant. Un poste de commande a été installé dans un camion de pompier. Dany Boulianne, technicien en recherche terrestre, assurait la coordination des équipes de recherche. Rien n'est laissé au hasard. Tous les secteurs fouillés sont notés sur une carte informatique. «Je m'assure qu'il n'y ait aucun coin qui n'a pas été ratissé avant de passer à un autre secteur», a-t-il expliqué. Comme le secteur a été complètement arpenté dans ses moindres recoins, l'équipe jugeait qu'elle avait tout fait pour tenter de retrouver la femme.
Plusieurs cyclistes empruntant le sentier longeant la rivière ont reçu hier une feuille avec une photo de Diane Bonneau et sa description afin d'aider les policiers dans leur recherche. Elle mesure 1,56 mètre et pèse 46 kilos. Elle a les cheveux blonds et les yeux pers. Elle porterait des espadrilles roses.
Pour une raison encore inconnue, Diane Bonneau a quitté la maison de son conjoint du boulevard du Jardin mardi en après-midi laissant derrière elle tous ses effets personnels. Elle est la mère d'un garçon de six ans.