Rendez-vous le 11 septembre

Le policier de la SQ Claude Cinq-Mars fait... ((Photo Isabelle Tremblay))

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Le policier de la SQ Claude Cinq-Mars fait face à des accusations d'abus de confiance et d'entrave à la justice.

(Photo Isabelle Tremblay)

 

Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(ROBERVAL) C'est le 11 septembre prochain que l'on saura si le policier de la Sûreté du Québec, Claude Cinq-Mars, sera cité à procès. Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a pris la cause en délibéré au terme de l'enquête préliminaire de l'accusé qui s'est déroulée, hier, au Palais de justice de Roberval.

Deux journées d'audience étaient prévues pour cette étape.

L'avocat du policier de 45 ans, Me Philip Schneider, tente de faire tomber les accusations d'abus de confiance et d'entrave à la justice qui pèsent contre lui. Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits au cours de l'année 2010. Me Schneider est un avocat de Montréal qui a défendu les causes de plus de 200 policiers lors des 20 dernières années. Il prétend que le policier est accusé à tort. Il a ajouté que le stress que vivent son client et sa famille est infernal.

Le Robervalois est soupçonné d'avoir transmis des renseignements privilégiés à des trafiquants de drogue qui ont été arrêtés dans le cadre de l'opération Pastille, en avril 2011. Ce réseau opérait au Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que dans d'autres régions du Québec.

Dès le début de l'audition, le ministère public a demandé à ce que les éléments présentés dans le cadre de l'enquête préliminaire soient frappés d'une ordonnance de non-publication.

Le procureur de la Couronne, Me Jean-Sebastien Lebel, a fait le dépôt d'une preuve documentaire. Il a ensuite fait entendre différents témoins. Ceux-ci ont été contre-interrogés par l'avocat de la défense.

La preuve de la Couronne a été déclarée clause peu avant 14h30, ce qui a permis aux avocats de la poursuite et de la défense de faire leurs plaidoiries.

Avant de prendre sa décision, le juge Lortie a mentionné qu'il souhaite prendre le temps d'examiner la preuve de la poursuite ainsi que les commentaires des avocats.

Le policier de la SQ est demeuré très calme tout au long de la journée. Il a pris de nombreuses notes sur les propos recueillis. Il n'a pratiquement pas lâché du regard les personnes qui ont été appelées à la barre par la Couronne.

Des membres de sa famille qui étaient présents dans la salle d'audience ont suivi attentivement le déroulement de l'enquête.

Depuis son arrestation, le policier est suspendu de ses fonctions et il reçoit la moitié de son salaire. Rappelons que ce dernier a fait ses débuts en tant que patrouilleur à la police municipale de Roberval. Il a joint les rangs de la SQ en 2002.

Itremblay@lequotidien.com

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