Selon la preuve reçue par l'avocate de la défense, Me Gitane Smith, c'est son client, Richard Morel, qui aurait tiré les coups de feu. Par contre, l'homme de 31 ans ne ferait pas partie du triangle amoureux à l'origine de la dispute. « Mon client était seulement sur les lieux au moment de l'événement «, explique Me Smith. Morel fait face à quatre chefs d'accusation pour avoir déchargé une arme à feu, proféré des menaces et possédé des armes à feu.
Me Julien Boulianne, qui représente le second accusé, Jimmy Laroche-Jobin, explique que trois dossiers pèsent sur son client : recel d'armes à feu, possession d'armes à feu volées et bris de probation.
« Mon client a fourni les armes à feu, qui se sont avérées volées. Les armes faisaient partie d'un lot d'équipement volé «, soutient Me Boulianne.
Une interdiction de posséder des armes pesait sur l'individu de 29 ans puisqu'il était sous probation pour une histoire de stupéfiants. L'accusé possède des antécédents, mais pas un lourd passé judiciaire, estime Me Boulianne.
Le troisième individu ayant comparu, Jean-Nicolas Simard, fait face à une dizaine de chefs d'accusation liés à la possession d'armes à feu et à la violence. « On va pouvoir en dire plus avec l'enquête «, mentionne l'avocat de Simard, Me David-Alexandre Aubé. L'homme de 22 ans a des antécédents judiciaires dans des dossiers de violence.
Pas de remise en liberté
La Couronne s'est opposée à la remise en liberté des trois hommes, détenus depuis les événements de jeudi. « Ce sont des crimes qui impliquent des armes à feu donc la Couronne exige la détention «, indique l'avocate de la Couronne, Me Mélanie Paré.
Celle-ci soutient que la situation est assez claire pour la poursuite, mais la procureure n'a pas voulu commenter la preuve. « Quelques chefs d'accusation vont s'ajouter, mais rien de majeur «, souligne-t-elle. Tous les intervenants impliqués dans les événements ont été ciblés.
Laroche-Jobin et Morel reviendront devant le tribunal pour l'enquête sur remise en liberté, avec assignation, le 12 juin, tandis que Simard sera de retour devant le juge le 5 juin.
Relâchés
Les deux autres personnes arrêtées jeudi, un jeune homme et une jeune femme, ont été relâchés et comparaîtront dans les prochaines semaines au Palais de justice de Chicoutimi.