Dupont connaîtra son sort ce matin

La victime, Gilles Couët, était présent au Palais... (Photo Rocket Lavoie)

Agrandir

La victime, Gilles Couët, était présent au Palais de justice de Chicoutimi pour assister à la suite des procédures judiciaires intentées contre Gilles Dupont. Il était en compagnie de sa conjointe.

Photo Rocket Lavoie

 

Sophie Turbide
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La seconde expertise, demandée par la Couronne, de la santé mentale de Gilles Dupont, l'individu qui a tiré trois coups de feu dans la maison de l'homme d'affaires Gilles Couët, a mené à la même conclusion que celle de la défense: l'accusé est non criminellement responsable.

Le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget, a demandé en février dernier une contre-preuve du diagnostic du Dr Pierre Gagné, consulté par l'avocat de la défense, Me Charles Cantin. Le Dr Gagné en était venu à la conclusion que l'homme souffrait de troubles schizophréniques de type paranoïde.

Pour sa part, le psychiatre Sylvain Fauché, consulté par la Couronne, a d'abord renversé l'expertise du Dr Gagné, attestant que Dupont était criminellement responsable. À la vue du dossier médical de l'accusé, datant du 31 janvier 2011, et d'une rencontre entre Dupont et des psychiatres ayant eu lieu en 1994, le Dr Fauché n'a finalement plus été en mesure d'écarter la thèse de son collègue.

Me Bourget a expliqué, hier, devant la Cour, qu'il n'avait plus rien pour s'opposer à l'expertise du Dr Gagné. De son côté, Me Cantin soutient que la situation tend vers un verdict où l'accusé est non criminellement responsable des gestes qui lui sont reprochés.

« On se garde une réserve par respect pour le juge Daoust. Quant à nous, la partie est terminée «, a expliqué l'avocat de la défense, après le passage de son client devant la Cour. Selon lui, Dupont comprend la situation et est apte à subir un procès. « Il est repentant. Il a des choses à dire à ses anciens voisins «, souligne Me Cantin.

Rappelons que le 30 janvier 2010, Gilles Dupont est entré dans la maison de M. Couët et a tiré, selon la preuve déposée, trois coups de fusil de calibre .12. Une tension entre voisins est à l'origine de l'événement.

Le juge Richard P. Daoust rendra son verdict final, ce matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Si Dupont est reconnu non criminellement responsable, son dossier se retrouvera devant la Commission d'examen des troubles mentaux. Les juristes et professionnels de la santé de la Commission décideront alors de la durée du séjour de l'accusé en établissement de santé mentale et des conditions d'encadrement liées à son retour en société.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer