L'homme de 52 ans a été détenu sept mois depuis les événements survenus l'année dernière. Compte tenu de cette période passée derrière les barreaux, l'accusé devra encore purger 27 mois de détention.
En avril dernier, Dumont avait été reconnu criminellement responsable de voies de fait armées, d'utilisation négligente d'une arme à feu pendant la commission d'une infraction et de menaces envers son propriétaire. La sentence d'hier inclut ces chefs d'accusation, ainsi qu'autres reliés à des bris de probation, une fraude d'identité et des bris d'engagement.
Les événements ont débuté le 23 juillet 2011. Dumont a reçu la visite du propriétaire de son appartement, qui réclamait des paiements pour la location du logement. L'homme a menacé son visiteur avec une arme à feu. Le propriétaire n'a eu aucune séquelle, physique ou psychologique, mais a dénoncé les gestes de Dumont.
En septembre 2011, Claude Dumont a été remis en liberté et a été accusé de bris de probation, peu de temps après sa sortie, puisqu'il n'avait pas exécuté ses travaux communautaires. Le 18 décembre de la même année, des policiers ont intercepté Dumont à la sortie d'un bar. L'homme avait consommé de l'alcool et a dit aux policiers qu'il s'appelait Luc Dumont, ce qui a donné lieu aux chefs de fraude d'identité, de bris d'engagement et de bris de probation.
L'avocate de la Couronne, Me Mélanie Vallée, exigeait une sentence de 52 mois en raison de la gravité des actes. Pour sa part, l'avocat de la défense, Me Dominic Bouchard, a demandé 18 mois d'emprisonnement. «Je suis à demi satisfait de la sentence. Le juge a tranché la poire en deux», soutient Me Bouchard. Selon ce dernier, le juge Pierre Simard a beaucoup considéré les antécédents judiciaires de l'accusé.
Le juge de la Cour du Québec a également expliqué que la dissuasion devait être le principal moteur de la décision en raison de ces antécédents. Depuis 1983, Dumont a écopé de plusieurs années de pénitencier pour des introductions par effraction et une histoire de séquestration dans laquelle il aurait agi en tant que complice.