Hier après-midi, le président de la Commission de la Sécurité publique de Saguenay, Luc Boivin, et le capitaine au développement et à l'organisation, Christian Tremblay, ont présenté le petit nouveau du service de police. Le véhicule de style navette (shuttle) a été modifié pour accueillir plus de dix personnes. L'engin usagé a été acquis au coût de 125 000$ (tout équipé) et servira autant lors d'événements majeurs que lors de rencontres auprès de la communauté.
«C'était vraiment un besoin. Je travaille le dossier depuis la fusion, il y a dix ans. Pour diverses raisons, le projet n'avait jamais abouti. Mais cette fois, on dirait bien que tout était en place. Ce véhicule pourra aider les policiers sur le terrain. Au lieu d'accaparer une résidence privée ou un restaurant pour établir notre poste de commandement, nous allons déplacer le véhicule. Les policiers y seront installés pour coordonner les actions, rencontrer des témoins, des victimes ou des suspects. En étant sur place, nous allons faciliter le travail des enquêteurs et permettre aux gens de raconter les événements immédiatement au lieu de devoir attendre des heures avant de les amener au quartier général», raconte Christian Tremblay.
Le policier convient que les prises d'otages, les meurtres, les disparitions ou les manifestations violentes ne sont pas monnaie courante à Saguenay. C'est la raison pour laquelle il a intégré le volet communautaire. Le PCM se déplacera donc dans divers événements. Il sera notamment sur place pour la Coupe des Nations et le Grand Défi Pierre Lavoie.
Le véhicule est muni de quatre caméras (une en avant, une arrière et une de chaque côté) et d'un système d'enregistrement des images. Si jamais une manifestation dégénérait, les caméras pourront capter les images et permettre l'arrestation d'individus qui auraient commis des méfaits ou des crimes. «Avec les utilisations que nous pouvons en faire, il a été plus facile de vendre le projet aux membres du comité exécutif. Un véhicule neuf aurait pu coûter jusqu'à 500 000$. Lorsque nous avons pris la décision d'aller de l'avant, ce véhicule est devenu disponible. Nous sommes l'un des derniers corps policiers à s'en procurer un au Québec», note Luc Boivin.