Saint-Félicien sous le choc

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Hier, les enquêteurs et le service d'identité judiciaire... (Photo Louis Potvin)

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Hier, les enquêteurs et le service d'identité judiciaire fouillaient au peigne fin les lieux du drame.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Le voisinage de la famille Guay est sous le choc à la suite de la mort tragique de Frédérick Guay abattu par un policier dans la nuit de samedi à dimanche.

«Ça me fait beaucoup de peine. Je l'ai transportée en autobus. C'était un bon garçon, mais il perdait les pédales quand il buvait ou prenait de la drogue. Je suis vraiment ému et ça me rend très triste ce qui est arrivé», a témoigné Louise Boutin conductrice d'autobus.

Hier matin, elle est allée déposer une gerbe de fleurs au pied d'un arbre à quelques pas de l'endroit où a été abattu l'homme de 35 ans. «C'est difficile à croire. Je pense à sa famille qui passe de très durs moments en ce moment», a-t-elle ajouté la voix enrouée.

En effet, le père de Frédérick, Bertand veille sa femme à l'hôpital. L'homme de 35 ans aurait très mal réagi à la rupture d'une liaison récente et la maladie de sa mère aurait accru la sévérité de sa crise dans la nuit de samedi.

Jean-Marie Perron était lui aussi sous le choc. Hier matin, il a été sortir les chiens de la famille pour qu'ils gambadent sur le grand terrain. «Ça fait quelques jours que je viens m'occuper d'eux, car Bertand est au chevet de sa femme. C'est terrible ce qui est arrivé. J'ai bien connu Frédérick, il avait des problèmes, mais ce n'était pas un mauvais gars», a-t-il témoigné.

Ce dernier a mentionné que Frédérick était revenu vivre chez ses parents malgré ce qui leur avait fait déjà fait subir. «On lui a construit un camp en arrière cet hiver. Il se sentait bien à cet endroit», a-t-il mentionné.

Enquête

La Service de police de la ville de Québec (SPVQ) qui fait enquête a dévoilé l'identité de Guay hier matin. Connu à Saint-Félicien, l'homme n'en était pas à ses premières frasques. Il avait déjà été accusé par le passé de menace de mort.

La porte-parole de la SPVQ, Marie-Ève Painchaud, a fait très peu de commentaires confirmant que l'homme avait été tué autour de 5h40 et que les policiers avaient été appelés vers 1h40 dans la nuit de samedi.

Hier, les enquêteurs et le service d'identité judiciaire fouillaient au peigne fin les lieux du drame. «Les enquêteurs vont faire leur travail et vont remettre leur rapport au procureur des poursuites pénales. C'est à ce moment que les informations seront publiques», a-t-elle indiqué. Une démarche qui prendra plusieurs semaines.

Les enquêteurs ont rencontré des témoins des événements ainsi que de la famille afin de faire la lumière sur ce qui a bien pu se passer. Reste à éclaircir surtout pour quelles raisons le policier n'a pas eu d'autres choix que tirer sur la victime.

Selon une source bien informée, le policier qui a tué Guay serait encore ébranlé par les événements, mais prendrait du mieux. Il est actuellement en congé et reçoit l'aide dont il a besoin.

Dans la localité, plusieurs personnes rencontrées par Le Quotidien se sont dites touchées par ce drame, d'autant plus qu'ils connaissent bien les parents de Frédérick Guay.

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