Fraude de 307 000$ contre son employeur

Pendant plus de deux années, Nathalie Tremblay a... (Photo Marc St-Hilaire)

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Pendant plus de deux années, Nathalie Tremblay a fraudé son employeur pour une somme totalisant 307 000$. La majeure partie de cet argent a été dépensé sur les sites de jeux en ligne, a expliqué son avocat, Me Jean-Marc Fradette.

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Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) La fraudeuse Nathalie Tremblay reconnaît avoir subtilisé plus de 307 000 $ à son ancien employeur, Excavations Ghislain Larouche d'Alma, afin d'assouvir sa dépendance au jeu et ses tendances d'acheteuse compulsive.

La femme aujourd'hui âgée de 42 ans s'appropriait indument des sommes d'argent en détournant des payes faites au nom de deux personnes qui n'étaient plus à l'emploi de l'entreprise. Les événements se sont produits entre février 2008 et juillet 2010.

Jeudi, au Palais de justice d'Alma, l'accusée a admis sa culpabilité à trois chefs de fraude, de fabrication et d'usage de faux documents.

Citoyenne de Saint-Gédéon, Nathalie Tremblay occupait la fonction de secrétaire comptable au sein de l'entreprise. Selon la Poursuite, elle était le bras droit du président, Ghislain Larouche. Ce dernier lui accordait une confiance aveugle. Il lui a même permis d'imiter sa signature à certaines occasions.

Toujours selon la preuve, la fraudeuse menait un train de vie supérieur à la moyenne. Il lui arrivait de se plaindre à son employeur, prétextant qu'elle n'avait pas suffisamment d'argent pour combler ses dépenses. Planches à neige, motocyclette, nouveau garage, sorties au Centre Bell de Montréal, elle ne se privait de rien.

C'est d'ailleurs ce qui a alerté son patron. Après vérifications, ce dernier a finalement découvert le pot aux roses.

Essentiellement, le stratagème élaboré par Nathalie Tremblay lui permettait de toucher entre 1000 et 2000 dollars par semaine. Une série de manipulations informatiques complexes lui étaient nécessaires pour arriver à ses fins. Néanmoins, elle a su éviter tout soupçon pendant plus de deux années.

Facteurs atténuants

L'avocat de la défense dans cette affaire, Me Jean-Marc Fradette, a expliqué au juge Richard P. Daoust que sa cliente était une joueuse compulsive à l'époque. La majeure partie des sommes qu'elle a dérobée à l'entreprise almatoise a été dépensée sur les sites de jeux en ligne, où elle s'adonnait au poker.

Me Fradette a par ailleurs indiqué que, lorsqu'elle a été prise la main dans le sac, Nathalie Tremblay a immédiatement avoué ses fautes à son employeur, lors d'une conversation enregistrée par celui-ci.

Elle a également coopéré avec les enquêteurs en leur expliquant en détail le mécanisme qu'elle avait mis en place afin de transférer l'argent dans son compte personnel ou celui de son conjoint. Ce dernier ignorait tout des activités criminelles de son épouse, selon ce qu'a démontré l'enquête.

Afin de dédommager sa victime, Nathalie Tremblay a remboursé à l'entreprise un montant de 5000 $ en plus de s'engager à lui verser 150 $ par semaine. Consciente qu'elle ne sera jamais en mesure de s'en acquitter totalement, elle considère qu'il s'agit d'une dette d'honneur.

Malgré les charges retenues contre elle, Nathalie Tremblay a déniché un nouvel emploi dans lequel elle assume des fonctions similaires à celles qu'elle exécutait chez Excavations Ghislain Larouche.

Les représentations sur sentence auront lieu le 31 juillet prochain.

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