Peu de temps après le déclenchement du lock-out, le 1er janvier, le maire Jean Tremblay a mis en place un comité de surveillance dont l'objectif était de faciliter un rapprochement entre les parties en litige.
Mercredi midi, les trois membres de ce comité restreint se réunissaient afin de faire le point sur le conflit, à partir des développements survenus au cours des derniers jours.
Au terme de la rencontre, tous s'accordaient sur un point.
« Il faut que les travailleurs réalisent que le timing est là. Il ne faut pas l'échapper cette fois-ci. Lundi, lors d'une rencontre plénière avec le conseil de ville d'Alma, Étienne Jacques a dit qu'il est prêt à regarder de nouvelles offres. Il a dit qu'il ne voulait pas passer l'été en lock-out «, insiste le maire d'Alma, Marc Asselin, lors d'un entretien à son bureau.
Jean Tremblay confiant
Joint quelques instants plus tard, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, abondait dans le même sens. Il rappelle qu'environ 250 des 780 syndiqués en lock-out sont établis à Saguenay.
« Honnêtement, je trouve que ça sent bon. J'ai l'impression que ce sera réglé avant le 1er juillet. J'ai parlé avec le conciliateur, j'ai parlé avec Étienne Jacques. Nous tentons présentement de joindre M. Maltais. Mais, à la lumière de ce qu'on me dit, c'est positif «, exprime le maire Tremblay.
Pour les travailleurs
Le maire de la capitale régionale ne peut se résoudre à voir le litige perdurer.
« C'est impossible qu'il n'y ait aucun impact financier sur les 780 travailleurs et leur famille. C'est surtout à eux que je pense quand je dis qu'il faut que ça se règle.»
«Sinon, il leur faudra des années pour remonter la pente, poursuit le maire de Saguenay, même s'ils ont de bons salaires. Je sais qu'ils sont bien intentionnés, qu'ils se battent pour une bonne cause, pour leurs enfants, mais un moment donné ils vont tous en souffrir. «
Préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est et nouvellement nommé à la tête de la CRÉ, André Paradis dit avoir hâte de rencontrer le président de l'unité syndicale des Métallos d'Alma, Marc Maltais, afin de connaître le degré d'ouverture de son groupe. À la faveur d'une entrevue accordée lundi soir au journal Le Quotidien, le leader syndical avait déclaré être prêt à mettre de l'eau dans son vin pour mettre un terme au conflit de travail.
Depuis le début de la semaine, Marc Maltais et son exécutif participent à un lac à l'épaule.